Top
Illustration article bilan année 2020

Je pense que l’on s’accorde tous à dire que cette année 2020 a été plus que particulière, en tous points de vue. Mais au risque d’en étonner certains, 2020 a été l’une de mes plus belles années ! Comme tout est équilibre, il y a évidemment eu de grosses difficultés et de grosses baisses de moral à surmonter, pour contrebalancer les énormes prises de conscience et les bons en avant que j’ai fait dans ma vie cette année. Une année pleine de dualité donc, mais que je considère vraiment comme une opportunité qui ne se présente qu’une fois dans une vie !

Comme chaque année, je n’avais pas rédigé de bonnes résolutions, car je ne les tiens jamais. 🙂 Mais comme j’avais débuté chez Voyageurs du Monde en janvier 2019, je n’avais pas eu de congés la 1ère année, donc peu d’occasions de voyager, et je comptais bien me rattraper en 2020. Donc c’était un peu ma seule résolution de l’année : voyager ! Bon, vous connaissez la suite… 😀

 

Malgré tout, j’ai quand même eu la chance de partir un long weekend à Marrakech fin février, avec WanderHumanity. Un weekend de développement personnel, que je vous raconterai dans un prochain article ici même. Ce weekend a été l’occasion de rencontrer des personnes merveilleuses, qui sont devenues mes plus grands soutiens tout au long de cette année, mes confidentes, mes coachs, et pour certaines mes meilleures amies. C’est difficile d’exprimer ce qui s’est passé ce weekend, c’est un petit peu comme si c’était écrit que nous devions toutes être présentes ce jour-là pour nous rencontrer, pour lier nos chemins de vie et débloquer plein de choses. L’année a donc commencé par une grosse dose d’énergie, de spiritualité et de chaleur humaine.

Le Wander Gang à Marrakech, dans la vallée d'Imlil

PHASE 2 : Mars-avril-mai, le voyage intérieur

Télétravail devant la visualisation de ma vie rêvée

Les premiers mois ont été compliqués. D’un point de vue professionnel, en tant qu’agent de voyage, j’ai passé un mois et demi à annuler des voyages et à ne faire que ça. Il fallait appeler mes clients pour leur annoncer la mauvaise nouvelle, gérer leur déception, et défaire en quelques semaines tout le travail d’une année. A cela s’ajoutaient les incertitudes liées au secteur du tourisme : combien de temps la crise va-t-elle durer ? Mon emploi est-il sur la sellette ? Et puis gérer la baisse de salaire due au chômage partiel, qui n’est pas négligeable (85% du fixe, et plus du tout de variable). A beaucoup de ces questions, nous n’avons d’ailleurs toujours pas de réponse…

A titre personnel, j’ai aussi dû annuler beaucoup de voyages que j’avais prévus. Comme je vous le disais, j’avais prévu de me rattraper cette année, et j’ai dû annuler l’Arabie saoudite début mars, la Turquie fin mars, la Réunion en mai (que nous avons réussi à reporter en août par chance), la Jordanie en juin, l’Egypte en juillet… Ces annulations en chaîne mettent forcément un petit coup au moral.

 

Et puis le confinement était complètement inédit, donc j’ai été quelques temps dans une sorte d’état de sidération, qui a laissé place à une prise de conscience : il faut lâcher prise. Et moi qui ai toujours beaucoup de mal à le faire, j’ai pris cette situation comme un exercice, un entraînement. L’Univers ne me laissait plus le choix : il fallait que j’apprenne à lâcher prise sur ce que je ne maîtrisais pas, que je prenne les choses comme elles venaient, sans jugement, avec amour. Je ne dis pas que cela a été facile, mais en tout cas je suis assez fière de moi car j’ai réussi à le faire, alors que je ne m’en croyais pas capable. Toute cette crise m’a appris quelque chose d’inestimable pour le reste de ma vie : le lâcher prise.

Moi dans l'herbe qui profite des premiers rayons du soleil printaniers
Le cerisier en fleurs au printemps

Et puis assez rapidement, j’ai basculé dans une sorte de résilience. La vie m’offrait une opportunité extraordinaire : pour la première fois, j’avais du temps. J’avais du temps, et le confort d’un salaire qui tombait tous les mois. Quand j’y réfléchis, c’est quelque chose dont j’avais toujours rêvé, mais qui me semblait complètement irréaliste. Et bien en 2020, c’est devenu possible ! J’ai donc décidé de profiter de chaque minute qui m’était donnée pour accomplir des projets dont je rêvais, pour faire des choses que je n’ai jamais le temps de faire en temps normal.

Lire à l'ombre
Faire un herbier

Et la première chose que j’ai décidé d’accomplir, ça a été de lancer les petites jambes, de créer mon blog et mon compte Instagram, de prendre le temps de m’approprier ces outils, de créer du contenu. Curieuse année pour se lancer dans le blogging voyage me direz-vous… Vous avez raison, ça paraît un peu antinomique. Mais je me suis dit que j’avais tellement de voyages passés à partager avec vous  que ça nous ferait du bien au contraire de voyager dans le passé à défaut de pouvoir le faire dans le présent !

 

Et puis ce 1er confinement, cela a été un voyage intérieur avant tout. En avril, j’ai suivi le programme WH21 de WanderHumanity : 21 jours pour révéler son potentiel et passer à l’action. 21 jours de voyage intérieur pour apprendre à mieux se connaître et trouver sa raison d’être. Ce programme a été une vraie prise de conscience, m’a permis de me reconnecter à mes rêves d’enfant, et de mettre en lumière ma raison d’être : exprimer mon regard sur le monde pour éveiller les consciences et nous reconnecter à notre humanité. C’est là aussi un cadeau inestimable de cette année 2020 : je me sens tellement plus alignée avec moi-même depuis que cette raison d’être résonne en moi et guide tous mes projets et mes choix !

 

Et puis ce confinement a aussi été l’occasion d’une reconnexion avec mes parents. J’ai été confinée chez eux pendant 3 mois, à la campagne, et cela faisait 14 ans que nous n’avions pas passé autant de temps ensemble car je suis partie très jeune de la maison. Et forcément, en 14 ans, on évolue, on murit, on change, et au bout d’un moment on ne se connaît plus si bien. Ce confinement a été une « révélation » mutuelle : on s’est redécouvert tous les 3, on a réappris à se connaître, on a accepté le fait qu’on était restés figés sur l’image qu’on avait les uns des autres il y a 14 ans, et qu’on n’avait pas pris la peine de faire évoluer cette image. On a accepté de faire tomber le masque qu’on porte quand on se retrouve le temps de quelques jours, et qu’il est difficile voire impossible de porter 3 mois d’affilée. Et on a tous les 3 été assez surpris que cette cohabitation se passe bien, sans grands heurts, alors qu’on l’appréhendait pour être honnêtes. 🙂 Cette année 2020 a donc aussi été très belle car elle m’a permis de recréer des liens avec mes parents, liens qui s’étaient distendus avec le temps, et de passer du temps avec eux, car on sait qu’ils ne sont pas éternels…

Moi avec mes parents pour mon anniversaire

PHASE 3 : Juin-juillet-août-septembre, la liberté retrouvée

L’été 2020 a été sous le signe de la bougeotte ! Je pressentais qu’une 2e vague allait arriver et que cette liberté serait de courte durée, donc j’ai décidé d’en savourer chaque minute et d’en profiter pour voyager autant que je le pouvais ! Et puis j’avais aussi et surtout très envie de retrouver mes ami.e.s, qui me manquaient beaucoup… Autant j’ai besoin de moments seule pour me ressourcer et je vis très bien la solitude, autant j’ai besoin d’être très entourée et de sociabiliser au quotidien. Question d’équilibre ! 😉

 

Donc cet été, j’ai eu la chance de beaucoup voyager, dans le Sud de la France d’abord (Bordeaux, Toulouse, Marseille), puis en Tunisie et enfin sur l’île de la Réunion ! De beaux voyages que je partagerai avec vous prochainement dans des articles dédiés. Et d’ailleurs, je suis en train de préparer un article en collaboration avec le blog Les Exploratrices sur ce sujet : voyager en temps de Covid. Je m’estime tellement chanceuse d’avoir pu voyager autant en 2020 !

 

Et puis en 4 mois, je n’ai finalement passé que quelques nuits chez moi, car tout le reste du temps je l’ai passé chez des amies à droite à gauche : j’avais vraiment besoin de les retrouver.

Le Wander Gang de Marrakech se retrouve à Marseille
Narimen, Claire et moi à Tunis
Séverine, Ludo et moi en kayak sur le Grand Morin
Sara, Emilie et moi à la Réunion

PHASE 4 : Octobre-novembre-décembre, le passage à l'action

J’ai un peu plus mal vécu le 2e confinement, et je pense que c’est le cas de beaucoup d’entre nous. Après avoir recouvré notre liberté, il fallait à nouveau l’abandonner et rester enfermés… De mon côté, cela a coïncidé avec le passage au chômage partiel à 100% chez Voyageurs du Monde, ce qui m’a mis un petit coup au moral. Même si pendant toute cette période je ne travaillais que quelques heures par semaine, cela me gardait connectée au monde du travail, à mes collègues, à une certaine « utilité » dans la société. Et le fait de stopper tout cela m’a un peu perturbée. C’est également à cette période, début octobre, que j’ai dû gérer des soucis familiaux et sentimentaux qui m’ont beaucoup fait me questionner et me remettre en question. Bref, le mois d’octobre a été un peu compliqué à gérer émotionnellement, et je n’ai pas fait grand-chose, j’avais besoin de me recentrer sur moi et mes émotions je crois…

 

Et puis j’ai repris du poil de la bête. Le 1er confinement a été celui du voyage intérieur, de la connaissance de soi, et le 2e confinement a été celui du passage à l’action. Tout d’abord, j’ai fait évoluer mon blog des petites jambes : à la base blog de voyage, il est aujourd’hui aligné avec ma raison d’être. Il ne parle plus uniquement de mes voyages, mais de tous mes projets, tout ce que j’aime. Il est le média qui me permet d’exprimer mon regard sur le monde pour éveiller les consciences et nous reconnecter à notre humanité. 🙂 Et je l’ai voulu aussi beaucoup plus authentique et moins dans le contrôle de l’image. Là encore, c’est un vrai exercice pour moi ! Mais je suis tellement reconnaissante pour tout ce que cela m’apporte, toutes les interactions avec les gens, tout le soutien, toutes les collaborations…  J’adore !

 

Et puis j’ai décidé de me lancer dans 2 projets de films documentaires : un long métrage sur le rapport au corps des femmes et à la sexualité au Maroc (rendez-vous dans la rubrique Mon film docu sur le blog pour suivre l’avancée du projet) et un court métrage sur la résilience des acteurs du tourisme pendant la crise du Covid (sortie prévue début 2021). Ces films documentaires, c’est une sorte d’avant-goût de la vie que je souhaiterais mener dans les prochaines années : vivre de voyage et de journalisme. Parcourir le monde et réaliser des photoreportages, des documentaires et des articles pour partager de ce que je vis.

Moi studieuse pendant le confinement

Ce 2e confinement a donc été celui de la formation et de la préparation. J’ai l’impression d’avoir la « big picture », la vision de ma vie rêvée, et d’avancer mes pions les uns après les autres, dans l’optique de réaliser mon rêve. Et le premier objectif, c’était de m’acheter un peu de matériel « de pro ». J’ai donc décidé de me retrousser les manches et de trouver un petit boulot à faire sur mes heures de chômage partiel. Pendant 2 mois, j’ai donc été vendeuse en charcuterie-traiteur à Leclerc, 20h par semaine. 2 grosses journées de 10h qui m’ont laissé du temps, les 5 autres jours de la semaine, pour avancer sur mes projets, et qui m’ont permis de retrouver un lien avec le monde du travail, une vie d’équipe et des collègues, et d’arrondir les fins de mois. J’ai ainsi pu m’offrir un nouveau PC puissant pour faire de la retouche photo et du montage vidéo, des trépieds, des micros, un drone, et bientôt un nouveau téléphone avec une meilleure qualité photo. Bref, il faut se donner les moyens d’obtenir ce que l’on veut dans la vie ! 🙂 Et puis j’ai commencé à suivre plusieurs formations pour gagner de nouvelles compétences et être accompagnée dans mes nouvelles activités : une formation pour me lancer en free lance (le campus des créateurs nomades), une autre sur le pilotage de drone (la drone académie), et j’ai aussi regardé pas mal de vidéos et lu pas mal de bouquins pour me perfectionner en photo et en vidéo.

CONCLUSION

Cette année 2020 a donc été une année très riche : riche en introspection, riche en remises en question, riche en apprentissages, riche en projets aussi. Beaucoup de cartes ont été rebattues, tant professionnellement que personnellement. Une nouvelle vie se dessine, et comme lors de tout changement, certaines personnes quittent le navire, et d’autres entrent dans votre vie pour le meilleur. Il n’y a pas de jugement à porter ou de tristesse à ressentir : c’est la vie, et c’est forcément pour le mieux. Mes émotions ont été mises à rude épreuve toute cette année, et pourtant, malgré les chamboulements, je reste extrêmement confiante. Confiante en moi, en l’avenir, en ce que l’Univers me réserve et en ma capacité à réaliser mes rêves. La machine est enclenchée, plus rien ne pourra l’arrêter ! 2021, j’arrive ! 🙂

Moi traversant un petit pont en Sologne

Partagez votre avis