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Senegal

Les petites jambes au Sénégal !

Le Sénégal, c’est le premier pays d’Afrique Noire que j’ai visité. Facile d’accès, accueillant, coloré… ce pays ouvre grands ses bras aux visiteurs. Entre ses parcs naturels à la faune et la flore abondantes, ses plages immenses et sauvages sur l’Atlantique, ses villes à l’architecture coloniale et colorée, ses villages de pêcheurs pleins de charme, sa gastronomie goûteuse et parfumée, ses habitants au grand cœur et à l’humour décapant… ce pays a tellement de choses à offrir que chacun y trouvera son compte !

Le quotidien au Sénégal peut apporter son lot de péripéties, alors un conseil : adoptez le sens de l’humour sénégalais, fait d’autodérision et d’espièglerie, pour apprécier chaque moment !

Qui choisit d aller mourir au marche peut se passer de communiquer son deces.

Proverbe senegalais

Mes voyages au Sénégal

Mes 3 coups de coeur au Sénégal

Casamance

Pour sa douceur de vivre et ses habitants au grand cœur

Parc du Djoudj

Pour ses milliers d’oiseaux migrateurs, impressionnants !

Sine Saloum

Vu du ciel, ce delta est une merveilleuse palette de couleurs

Quand voyager au Sénégal ?

  • Octobre à mai : chaud (25-30°C) et sec (pas de pluie). L’hiver est idéal pour observer les oiseaux migrateurs.
  • Juin à septembre : chaud (30-35°C) avec un risque de pluie élevé (30-35%). C’est la saison des pluies, qui est plus longue dans le Sud que dans le Nord, accompagnée de la floraison des végétaux et de l’omniprésence des oiseaux.

Quel budget prévoir si vous voyagez au Sénégal ?

$ 20/100

Comme partout, la vie est plus chère dans les coins touristiques qu’ailleurs. Mais globalement, la vie est bon marché au Sénégal pour nous autres Français. La Casamance, plus reculée et rurale, est la région la moins chère.

Instant culture pour approfondir

Le mot

– Teranga –

La teranga met tout le monde d’accord au Sénégal, et rallie les peuples (wolofs, diolas, sérères, toucouleurs…) et les religions (islam, christianisme, animisme). En wolof, « teranga » vient de « teer/teerul » qui signifie accueillir. Le terme exprime les valeurs d’hospitalité, de partage et de solidarité des Sénégalais. Ces valeurs sont d’ailleurs transmises très tôt aux enfants, notamment à travers des contes. Historiquement, la société sénégalaise était organisée sur des bases « collectivistes ». Le groupe, la communauté passait avant l’individu. La famille s’entend dans un sens élargi et c’est sur cette base très large que fonctionnait la Teranga. De même, l’étranger doit être non seulement bien accueilli en paroles (l’importance des salutations) mais aussi en actes (gîte et couvert).

Un peu de lecture

Ramatoulaye, mère de 12 enfants, vient de perdre son mari Modou Fall et écrit une longue lettre à son amie d’enfance Aïssatou installée aux Etats-Unis. On est à la fin des années 70, et cette lettre est un prétexte pour évoquer la société sénégalaise en plein changement suite à l’Indépendance, et la condition des femmes à cette époque. En cela, ce livre est une œuvre majeure.

La force de ce livre, c’est le flux des pensées, cette impression d’une réflexion sans cesse en mouvement, jamais figée, d’une femme d’âge mûr revenant sur sa vie et écoutant avant tout ce que son cœur lui dicte. Mariama Bâ aborde via la plume de Ramatoulaye les mariages forcés, la polygamie, l’absence de droits des femmes, la contraception, l’amour filial, l’éducation, les traditions et la religion, la place des femmes en politique… Mais ce livre parle aussi de l’amitié, si riche, si précieuse, ici décrite comme sentiment plus fort que l’amour.

Un texte juste et extrêmement bien écrit : à lire absolument, que vous prévoyiez de voyager au Sénégal ou que vous en reveniez !

Salie est née au Sénégal et a émigré en France, à Strasbourg. Son frère, Madické, rêve de l’y rejoindre pour entrer dans un club de foot, devenir un champion et gagner des millions. Mais comment lui expliquer la face cachée de l’immigration, lui qui voit la France comme une terre promise ? Les relations entre Madické et Salie nous dévoilent l’inconfortable situation des immigrés, jamais vraiment chez eux nulle part, et écrasés par les attentes démesurées de ceux qui sont restés au pays ? Dans le récit sans concession de Fatou Diome, l’Afrique tout comme l’Occident en prend pour son grade.

Son roman est réussi car il n’est jamais didactique ; Fatou Diome manie avec talent humour et légèreté, pour porter un regard lucide sur une triste réalité. Le tout dans un style fluide, généreux et très attachant. A lire si vous vous intéressez de près ou de loin aux problématiques liées à l’immigration.

A regarder pour vous faire une idée

Film

Seydou Tall est un acteur français célèbre, d’origine sénégalaise bien qu’il n’y ait jamais mis les pieds. Il se rend au Sénégal pour la promotion de son livre et y fait la rencontre du petit Yao, qui a parcouru plus de 380 km depuis son village pour rencontrer son idole. Touché par ce geste, Seydou décide de le raccompagner chez lui.

Commence alors un long voyage, ponctué d’imprévus et de rebondissements, bien qu’assez convenus dans l’ensemble, qui nous plongent dans le Sénégal qu’on aime tant. Ce voyage est aussi l’occasion d’une quête de soi et de ses racines pour Seydou, et j’aurais aimé quelque chose de plus profond et puissant à ce niveau-là : de beaux moments se déroulent à la fin du film et mériteraient d’être amenés plus tôt et plus longuement.

Malgré tout, Yao est un joli petit film plein de charme qui se laisse regarder avec plaisir et rappelle de très bons souvenirs sénégalais !

Film

Sénégal - Film - Atlantique

Dans un Dakar qui joue les grandes en dressant des buildings vers le ciel, les jeunes ouvriers d’un chantier, pas payés depuis des mois, décident de quitter le pays en pirogue pour rejoindre Gibraltar et un avenir meilleur. Parmi eux se trouve Souleiman, qui laisse derrière lui celle qu’il aime, Ada. Et l’originalité de ce film, c’est qu’il s’attache à suivre celles qui restent sur place : les petites amies, les sœurs, les mères… On comprend assez vite que les garçons se sont noyés, engloutis dans le ventre de l’Atlantique. Leurs esprits (les djinns) reviennent s’emparer des filles pour réclamer vengeance, et Souleiman, lui, pour faire ses adieux à Ada.

La dimension fantastique du film n’est pas là pour faire peur, mais plutôt pour imaginer ce que diraient les morts s’ils pouvaient s’exprimer. La métaphore est aussi intéressante quand on constate la façon dont le monde occidental traite le sujet de l’immigration, par le biais de statistiques et d’inquiétudes d’ordre économique uniquement, préférant ne pas voir ce qui se trame au large de ses côtes. Les invisibles, les ensevelis, retrouvent ainsi une incarnation, au sens propre comme au figuré. En dépit de quelques maladresses, ce beau premier long-métrage de Mati Diop a été récompensé par le Grand Prix à Cannes.

Comptes à suivre

  • @rokhayadiallo : journaliste, militante antiraciste et féministe française, d’origine sénégalaise et gambienne.
  • @casamanceaupresent : une petite agence de voyage responsable et humanitaire, avec laquelle j’ai eu la chance de découvrir la Casamance.
  • @dakarlives : une start-up qui promeut la culture sénégalaise et le tourisme dans ce pays.
  • @senegalphotography : une sélection de belles photos pour vous faire voyager au Sénégal !

Recettes de là-bas

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