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cinq façons de voyager à contre courant

Dans un monde de plus en plus connecté et touristique, une question se pose : est-il encore possible de voyager à contre-courant ? Car même si l’on est soi-même touriste, on est en général en recherche d’exclusivité, d’authenticité, et on apprécie rarement de se retrouver au milieu de hordes d’autres touristes !

Cette question suscite de nombreuses réflexions alors que le tourisme mondial continue de croître et que les destinations les plus à la mode sont de plus en plus fréquentées. Pourtant, malgré ces tendances, voyager de manière responsable, authentique et loin des sentiers battus reste une possibilité pour les voyageurs qui ont envie de découvrir le monde d’une manière différente et loin du tourisme de masse.

 

« Le tourisme m apparait comme une forme moderne de la peste, s abattant sur un lieu et s attaquant sans distinction a toute espece de vie.  »

La Bataille de Roncevaux (2009) de Eugène Green

 

Je ne sais pas pour vous, mais moi je l’exècre au plus haut point ce tourisme de masse ! Alors dans cet article, nous allons explorer différentes façons de voyager à contre-courant. Comment se retrouver seul (ou presque) sur un site historique ultra-touristique ? Comment explorer un pays sans croiser d’autres voyageurs ? Que vous soyez un aventurier en quête de nouveaux horizons ou un voyageur soucieux de l’impact de ses voyages sur l’environnement et les cultures locales, cet article vous aidera à envisager vos prochains voyages autrement.

1/ En voyageant de manière plus authentique

Que signifie réellement l’expression « voyager plus authentique » ? Derrière ce « mot valise » souvent employé à tort et à travers, devenu élément de langage marketing, se cache selon moi le fait de rechercher des expériences qui permettent une immersion profonde dans la culture, les traditions et le mode de vie des habitants d’une région ou d’un pays. C’est le fait d’être prêt à mettre ses a priori de côté, à laisser se briser certaines de ses idées reçues du fait de la rencontre et de l’apprentissage. C’est aussi le fait de voir les choses avec nuance, sans tomber dans le folklore qu’on donne souvent à voir aux touristes pour les conforter dans leur besoin de dépaysement.

Pour trouver de l’authenticité, l’idéal est d’éviter les attractions (trop) touristiques au profit de rencontres avec les locaux, de découvrir des endroits moins connus (partir en randonnée est toujours une bonne idée pour sortir des sentiers battus et découvrir des lieux préservés parce qu’inaccessibles au tourisme de masse) et de privilégier des activités qui reflètent véritablement l’essence et l’authenticité d’un pays ou d’une culture.

Repas famille marocaine

Certains d’entre nous ont, par habitude et du fait de leur personnalité, une certaine facilité à aller à la rencontre des gens et à se laisser porter vers l’autre, et ainsi à vivre des expériences authentiques imprévues. Pour ceux qui sont moins à l’aise naturellement et préfèrent organiser ces expériences en amont, vous pouvez faire appel à des agences locales qui ont cette fibre. Par exemple, au Maroc, l’agence Les Petites Expériences organise des visites et activités qui permettent une immersion dans la culture locale et offrent une perspective unique sur le pays. On part à la rencontre de familles marocaines qui partagent leurs traditions, leurs savoir-faire et les coutumes du pays.

Pour compléter votre immersion dans la culture du pays, je vous recommande aussi d’utiliser les transports locaux comme les bus, les trains ou même les taxis-boats, selon la région visitée. Voyager en utilisant ces moyens de transport vous offrira une occasion unique de partager le quotidien des habitants et de vous imprégner encore davantage de la culture locale.

En résumé, voyager de manière plus authentique c’est tout simplement voyager avec une curiosité sincère pour le monde et une ouverture à de nouvelles perspectives et rencontres.

2/ En adoptant le slow travel et des modes de transport plus doux

Derrière le concept de slow tourisme se cache une approche réfléchie et délibérée du voyage, mettant l’accent sur la qualité de l’expérience vécue plutôt que sur la quantité de destinations visitées / d’activités réalisées. Le slow travel, c’est prendre le temps, c’est vivre son voyage plutôt que le consommer, c’est se laisser le temps de contempler, de rencontrer et de s’imprégner de chaque moment.

Vous pouvez pratiquer le slow travel en optant pour des modes de voyage alternatifs tels que le voyage en van ou à vélo, en vous concentrant sur une région en particulier plutôt qu’en cherchant à sillonner tout un pays en une semaine (découvrez mon voyage au Maroc entre Essaouira et Oualida), en séjournant dans des fermes d’hôtes (par exemple en faisant du woofing) ou chez l’habitant (en utilisant Couchsurfing par exemple), en partant à l’aventure à pied ou en stop…

Ces formes de voyage vous permettront de ralentir le rythme, de vous connecter profondément avec l’environnement et d’apprécier pleinement chaque moment de votre voyage. En favorisant le contact avec la nature et les gens, le slow travel encourage également un mode de vie plus simple et plus conscient.

ARABIE SAOUDITE
SLOW TRAVEL

3/ En voyageant de manière plus éthique et responsable

Ma conscience écologique est souvent malmenée quand je prends l’avion… Pourtant, je suis convaincue que le voyage a plein d’impacts positifs pour l’Humanité : il favorise l’ouverture d’esprit, la tolérance entre les peuples, et donc le mieux vivre ensemble. Je pense qu’il est primordial de continuer à voyager, mais c’est important, je pense, de le faire de façon responsable.

Voici quelques principes que vous pouvez appliquer : choisir un mode de transport plus doux que l’avion quand c’est possible, utiliser son sac personnel plutôt que les sacs et emballages inutiles, utiliser une gourde plutôt que des bouteilles d’eau en plastique, ou encore choisir des prestataires qui ont des engagements écologiques et sociaux…Vous pouvez aussi faire le choix de soutenir l’économie locale en choisissant des hébergements et des restaurants tenus par des habitants de la région visitée. En favorisant ces établissements, vous contribuez à stimuler l’économie locale et à préserver la culture et les traditions de la destination. Dans tous les cas, chacun fait de son mieux !

4/ En choisissant une destination peu prisée

Choisir des destinations qui ne sont pas à la mode, souvent entachées de préjugés, peut en réalité offrir une expérience de voyage exceptionnelle. C’est ainsi que j’ai vécu le plus beau voyage de ma vie en Arabie saoudite, en novembre 2021, alors que le pays venait tout juste d’ouvrir aux touristes et qu’il ne faisait pas rêver la plupart des gens (toujours pas d’ailleurs 🙂 ) ! Choisir une destination qui n’est pas touristique demande un peu de lâcher-prise, forcément, mais la récompense s’en voit souvent démultipliée ! Pour tout vous dire, voici les pays qui sont sur ma liste car encore pas ou peu ouverts aux touristes, et donc préservés du tourisme de masse : l’Algérie, la Lybie, le Yémen, l’Irak, la Birmanie, la Corée du Nord… (bon, sans surprise, je suis très orientée « monde arabo-musulman 🙂 ).

Outre ces destinations qui ne sont pas encore ouvertes au tourisme ou qui sont victimes d’une mauvaise presse, vous pouvez aussi prendre la décision d’explorer des endroits qui sont moins fréquentés temporairement, du fait d’une situation de crise qui les a impactés récemment, ou qui impacte les pays voisins et leur font ainsi de l’ombre. Je pense évidemment aux pays du Moyen-Orient comme la Jordanie et l’Égypte, qui sont boudés actuellement du fait de la guerre en Israël-Palestine alors qu’il n’y a aucun risque chez eux, mais je pense aussi à la Thaïlande après le tsunami dévastateur de 2004 (qui n’a touché qu’une petite partie du pays), ou à n’importe quel pays après un attentat (les chances qu’un attentat se produise à nouveau sont quasi nulles, ou en tout cas pas plus élevées que chez nous, et pourtant le pays se voit en général vidé de ses touristes en un rien de temps et pour plusieurs mois). C’est l’occasion rêvée pour découvrir ces pays sans touristes (et en plus on apporte une aide économique non négligeable aux locaux).

destination peu prisée
destination peu prisée

Et puis pour les plus frileux, il y a aussi la possibilité de choisir une destination peu connue, sans forcément « surfer » sur une situation géopolitique compliquée ou une situation de crise inédite. Le Suriname, la Papouasie ou encore le Bhoutan, bien méconnus, ont pourtant plein de belles choses à offrir !

En résumé, choisir une destination qui n’est pas tendance, c’est souvent le meilleur moyen de profiter pleinement de son voyage ! Ces destinations étant moins touristiques, elles offrent l’avantage de permettre aux voyageurs de prendre leur temps, de découvrir le pays à leur propre rythme et de s’immerger pleinement dans sa culture et son authenticité, tout en rencontrant ses habitants et en explorant les lieux souvent vierges de tout tourisme. C’est une opportunité unique de découvrir des trésors cachés, des traditions ancestrales et des paysages à couper le souffle, tout en contribuant au développement économique des régions moins visitées.

5/ En voyageant hors saison

Voyager hors saison présente plusieurs avantages significatifs. Tout d’abord, l’absence de tourisme de masse vous permettra de profiter au maximum des lieux touristiques (autrement bondés), ce qui rend l’expérience plus agréable et permet une exploration plus paisible des lieux. Qui ne rêve pas d’être seul sur le site de Petra ou au pied des pyramides ? Ensuite, les restaurateurs, hôteliers, guides et commerçants n’étant pas occupés avec un grand nombre de touristes, ils sont plus détendus, moins « pushy », plus dans le partage. Les tarifs des transports, des hébergements et des activités sont aussi plus abordables hors saison en général, ce qui n’est pas négligeable pour le portefeuille !

merveille du monde à Pétra

Bien sûr, voyager hors saison peut présenter quelques petits inconvénients liés aux conditions météo, qui ne sont pas toujours optimales. Mais dans ce cas, on adapte le programme des journées et on vit comme les locaux. Par exemple, si vous n’êtes pas super sensibles à la chaleur, il est tout à fait possible de voyager au Moyen-Orient en été. Dans ce cas, on commence les visites tôt le matin, on prévoit des temps calmes en début d’après-midi (on fait la sieste après déjeuner concrètement 🙂 ), et on ressort en fin d’après-midi, quand les températures sont plus douces. J’ai aussi voyagé à Bali au début de la saison des pluies : il pleuvait tous les jours pendant 2 heures, donc on en profitait pour faire la pause déjeuner à l’abri, et au final ça n’a pas du tout perturbé notre programme !

Selon moi, ces petits désagréments / adaptations valent bien la peine lorsque cela permet d’avoir le pays presque rien que pour nous !

En conclusion

Voyager à contre-courant nous offre bien plus qu’un simple voyage. C’est une opportunité unique de nous reconnecter profondément avec le monde qui nous entoure, de redécouvrir sa diversité et sa beauté sous un nouvel angle, tout en laissant derrière nous un héritage positif pour les générations futures de voyageurs.

Voyager à contre-courant c’est aussi donner leur chance à des destinations inattendues remplies de bonnes surprises. En combinant tous ces éléments et en faisant preuve de curiosité et d’ouverture d’esprit, il est indéniablement possible de vivre des expériences enrichissantes et exceptionnelles hors des sentiers battus.

Alors, êtes-vous prêts à voyager de manière plus authentique ? Si le monde arabo-musulman vous intrigue, je suis travel planner spécialiste de cette zone, et je peux vous accompagner dans l’organisation de votre voyage à contre-courant ! Je vous invite à m’en dire plus sur vos souhaits de voyage en cliquant ici.

Leslie travel planner

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