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Bandeau Jordanie

L’envie de visiter la Jordanie m’est venue l’année précédente, alors que je contemplais la Mer Morte au coucher du soleil, avec les montagnes jordaniennes en arrière-plan. J’ai trouvé ce paysage tellement à couper le souffle que la Jordanie n’a plus quitté mes pensées.

J’ai adoré ce pays, stable malgré ses voisins bruyants, terre d’accueil (les vagues successives d’immigration, d’abord palestinienne, puis irakienne et dernièrement syrienne, ont rythmé l’histoire contemporaine de la Jordanie) et d’une richesse infinie (les empires babylonien, grec, nabatéen, romain, byzantin, musulman, croisé et enfin ottoman ont laissé des traces visibles de leur domination dans tout le pays).

Ce qui fait la richesse de ce pays, ce sont aussi ses paysages : verdoyants dans le Nord du pays, arides dans le Sud. Et la richesse des activités que l’on peut pratiquer : de la randonnée à Ajlun, Umm Qais, Dana, Petra, Wadi Rum, de la plongée dans la Mer Rouge à Aqaba, des balades à cheval ou en jeep 4×4, de la montgolfière ou de l’escalade dans le désert de Wadi Rum…

La Jordanie est un pays incroyable, peuplé de gens adorables, qui nous en met plein la vue !

Nous sommes arrivées à Amman après une longue journée dans les transports. Évidemment, première tentative d’arnaque avec le taxi à l’aéroport, déjouée avec brio (« Ah ces Françaises ! »). Arrivées dans notre hôtel, 2e arnaque : la piscine est vide ! On ne nous l’avait encore jamais faite celle-là ! Et avec les 30-35 degrés annoncés, on l’aurait bien appréciée ! Nous sommes sorties visiter le quartier, et retrouver l’immeuble où habitait enfant notre amie Anne-Sophie, le jardin dans lequel elle jouait… Moment émotion quand nous lui avons envoyé les photos ! Puis nous prenons le chemin du centre ville pour « prendre la température » et dîner. L’ambiance est assez ghetto contrairement à ce qu’on imaginait, et les regards insistants des hommes ne nous mettent pas très à l’aise, mais on va s’habituer !

Amman (jabal al weibdeh, théâtre romain et citadelle)

JOUR #2 : 26/06/2018

Grosse journée dans le centre d’Amman. Nous débutons par une vue panoramique de la ville au Wild Jordan Center (sorte d’office du tourisme). La ville d’Amman n’est tellement pas touristique qu’ils n’ont pas de plan à nous donner !! Nous passons la journée à arpenter les 7 collines sur lesquelles la ville d’Amman s’est construite. Difficile d’imaginer qu’il y a à peine 100 ans, cette ville gigantesque n’était qu’un village !

Sous la chaleur, la grimpette n’était pas facile ! Nous faisons une 1ère pause à Darat al Funun, une fondation pour l’art jordanien, où nous sirotons un thé glacé maison au bord de la fontaine. Puis direction Paris Square (ça nous manquait !), et Duke’s Diwan, une maison typique jordanienne reconvertie en espace d’expression contemporaine. Nous faisons une pause déjeuner sans chichis (galette de blé fourrée d’un mélange de légumes, épices et fromage). Puis nous prenons la direction du théâtre où le gardien nous montre le « microphone romain », cet emplacement qui fait résonner le son à son optimum, que nous testons aussitôt ! Les 2 Ahmed profitent des vacances scolaires pour faire du roller (une paire pour 2) et exercer leur anglais avec nous.

Nous montons encore quelques dizaines de marches pour atteindre la citadelle, point culminant d’Amman. Le temple d’Hercule et la mosquée Umayyad nous offrent de beaux points de vue. En redescendant vers la ville basse, Nadia qui revient des courses nous alpague dans la rue et nous invite à boire un café chez elle. La vue sur le théâtre de sa terrasse est imprenable ! On échange quelques mots avec elle et sa sœur Haifa, adorables. Sur le chemin se déroule une âpre négociation avec un papy antiquaire pour quelques babioles !

De retour dans la vieille ville, une petite chicha s’impose, puis nous découvrons le restaurant/café Jafra. Orgasme culinaire avec la chicken fatteh ! Le chauffeur de taxi nous apprend les mots indispensables en arabe pour pouvoir rentrer chez nous (tout droit, à gauche, à droite, Bip Bip) ! Bref, une belle journée à Amman !

Amman (Jordan Museum et mosquée Abdallah)

JOUR #3 : 27/06/2018

Une journée sans fil rouge : nous passons la matinée au Jordan Museum (la ville n’est tellement pas touristique qu’aucun chauffeur de taxi ne sait où se trouve le plus grand musée de la ville !!). Ce musée nous étonne par sa modernité et son interactivité ! Certains musées français devraient en prendre de la graine !!

Puis changement d’ambiance avec la visite de la mosquée Abdallah. La mosquée est jolie mais nous sommes très dérangées par la boutique qui y est adjointe et dans laquelle les vendeuses sont très insistantes. Curieux mélange de religion et de business… Nous nous faisons arnaquer par un taxi pour la 15e fois depuis le début du séjour (à côté des Jordaniens, les Marocains font pâle figure niveau arnaque !!).

Nous déjeunons dans la vieille ville et rentrons à l’hôtel pour une pause farniente. Ils ont rempli la piscine !! Il n’y a pas de transats (il faut dire que ce n’est pas la culture locale), donc on s’adapte ! Nous décidons ensuite d’aller au mall Abdali pour manger un Mac Do (une vieille manie d’Amélie qui goute au BigMac dans tous les pays qu’elle visite) ! Puis nous nous promenons sur Rainbow Street et fumons une petite chicha en rooftop.

Jerash et route vers Umm Qais

JOUR #4 : 28/06/2018

Ce matin, nous récupérons notre voiture et quittons Amman. Nous prenons la direction de Jerash, site de l’antique Gerasa, une ville grecque qui a connu son apogée sous l’occupation romaine, puis qui fut abandonnée vers le XII° siècle et est restée dissimulée sous le sable pendant plusieurs siècles avant d’être redécouverte, permettant à ses ruines d’être miraculeusement conservées. Nous visitons le site sous un soleil de plomb et croisons 3-4 touristes tout au plus. Les Jordaniens sur place nous racontent des anecdotes, nous font des démonstrations (les colonnes flexibles par exemple), nous emmènent dans les sous-sols des temples où les vivres et les richesses étaient stockées… Le site est tout simplement dingue de beauté !

Puis nous reprenons la route direction le Nord du pays. Sans GPS et avec des panneaux en arabe, ce n’est vraiment pas facile de se repérer ! Le Nord du pays est très très peu touristique : chaque fois que nous croisons le regard des habitants ou que nous leur demandons notre chemin, ils nous regardent étonnés de nous voir ici, et sont très souriants, contents de voir des touristes s’intéresser à leur région. La conduite des Jordaniens est très funky, c’est à celui qui forcera le plus le passage ! Et les clignotants sont tellement en option qu’ils ne fonctionnent pas sur notre voiture !

Nous approchons du Nord du pays, et de la frontière syrienne. Les check points s’enchaînent, au dernier la voiture est fouillée, nos valises aussi, et le douanier a du mal à croire qu’on veuille aller dans le village en question ! Mais il finit par nous laisser passer. Arrivées dans ce village, les gamins courent après la voiture et nous font des coucous mi-choqués mi-émerveillés. Notre hôtel est très sympa, avec plusieurs piscines alimentées par une source chaude. David Hasselhoff jordanien veille au grain sur la piscine ! L’ambiance est familiale, jusque tard les enfants se baignent pendant que les parents s’occupent du barbecue. On partage avec nous le repas, on nous apporte des plats tous aussi délicieux et copieux les uns que les autres ! Nous fumons la traditionnelle petite chicha, posées au bord de la piscine. On adore !

Umm Qais, Ajlun et Salt

JOUR #5 : 29/06/2018

Nous nous réveillons dans notre hôtel à la frontière syrienne, prenons le petit déjeuner et la direction d’Umm Qais, ou plutôt le site archéologique de Gedara. Le site se situe sur le haut d’une colline, avec une vue imprenable sur le lac de Tibériade, la vallée du Yarmouk, celle du Jourdain, et le plateau du Golan. Le site est nettement moins bien conservé que celui de Jerash, mais très joli tout de même. Plusieurs époques cohabitent, et notamment celles de l’empire romain et de l’empire ottoman. Le vent et l’altitude nous font du bien, on respire un peu plus ! Après un jus de citron/menthe frais, nous reprenons la route, direction Ajlun. Et ce n’est pas une mince affaire ! Nous mettons 2h pour faire 50 km, les routes sont sinueuses, pleines de nids de poule, et nous devons demander notre chemin une bonne douzaine de fois ! Heureusement, nous pouvons compter sur la bienveillance des Jordaniens !

Nous arrivons enfin au château d’Ajlun, seul exemple en Jordanie d’architecture médiévale entièrement conçue par les Arabes. Nous avons osé découvrir nos épaules, donc nous sentons certains regards, notamment de femmes, pas très bienveillants. D’autres au contraire nous lancent des « hello » accompagnés de sourires curieux. La Jordanie semble être pleine de contrastes ! Durant notre visite, Ali nous interpelle : « vous êtes Françaises ? » Il est Palestinien, de Ramallah, en vacances en Jordanie avec sa famille. Il a étudié en Algérie et à Paris, et parle donc très bien français. Nous discutons une dizaine de minutes et lui rappelons de bons souvenirs parisiens. Il est au courant qu’il y a une grève SNCF en ce moment ! Nous sommes évidemment invitées à visiter Ramallah et la Cisjordanie que nous n’avons pas vue l’année dernière.

Après le château d’Ajlun, nous nous rendons dans la réserve naturelle d’Ajlun, toute proche. Les Jordaniens pique-niquent dans la forêt, fument la chicha, et… laissent leurs déchets. Nous partons pour une petite balade bucolique de 2km. Le guide (qui ne nous accompagne pas) nous indique le chemin. Pas sûres de bien comprendre, nous plaisantons sur le fait de nous perdre : « si vous n’êtes pas de retour dans 1h je pars à votre recherche ! » À plusieurs croisements nous avons hésité, et nous avons fini dans un campement bédouin, au milieu des chèvres, ânes et chevaux, à devoir couper à travers champs pour retourner à l’entrée de la réserve ! Mais nous l’avons fait en 1h !! Notre guide nous applaudit à l’arrivée, et nous offre un verre. Nous discutons avec ses collègues avant de partir et leur apprenons quelques mots de français !

Nous reprenons la route jusqu’à Salt. A nouveau 50 km en 2h. Nous nous perdons plusieurs fois, et chaque fois les Jordaniens nous aident : ils nous escortent, checkent l’itinéraire sur Maps et nous proposent de filmer leur téléphone pendant qu’ils nous montrent l’itinéraire, partagent leur connexion Internet avec nous… Bref, adorables ! Nous arrivons enfin à Salt la nuit tombée et découvrons notre guest-house. L’endroit est tout aussi adorable que ses employés. Notre pomme de douche était cassée donc le diner de ce soir est offert (alors que la pomme a été réparée en 5 min !). Après dîner, le gérant Ezz nous propose une petite marche nocturne dans la ville. La balade dure quasiment 2h, et le moment est assez mystique. La vieille ville est inanimée, les échoppes portes clauses, les lumières créent des jeux d’ombres sur les murs et les marches des nombreux escaliers. Cette marche est l’occasion de parler politique et société avec notre guide du soir, qui a seulement 29 ans. Son amour pour sa ville et son envie de nous la faire aimer sont très touchants ! Et c’est plutôt réussi ! On a hâte de redécouvrir la ville animée demain matin !

Salt et Madaba

JOUR #6 : 30/06/2018

Grasse matinée bien méritée ce matin : on est samedi, faut pas déconner ! Le petit déjeuner nous est servi sur la terrasse, et il est gargantuesque et délicieux ! Après avoir bien mangé, nous décidons de partir à la découverte de Salt de jour. La rue des commerces (hammam street) est bien plus animée que la veille au soir ! Nous grimpons sur la colline pour atteindre la grande mosquée. 2 adolescents s’improvisent guides et nous emmènent à bon port. L’appel à la prière retentit. Nous attendons qu’elle soit terminée pour demander si nous pouvons entrer. L’accueil est chaleureux, on nous invite à regarder de plus près les détails architecturaux, à prendre des photos, on nous offre de l’eau de la Mecque à boire, et… on parle du match de foot de ce soir (match de l’équipe de France oblige !). Nous redescendons par l’un des dizaines d’escaliers de la ville jusqu’au centre. Le musée de la ville (Abu Jaber museum) est fermé : l’ancien directeur à la retraite nous explique avec nostalgie qu’il n’y a pas de directeur depuis 2 mois et que de son temps le musée était tout le temps ouvert !

Nous reprenons la route pour Madaba avec pour objectif de faire regonfler nos pneus sur le chemin car celui à l’arrière droite est un peu dégonflé. C’est peu dire : il est en fait crevé !! Merci les nids de poule de la veille… Affaire réglée en 10 min : une mèche est posée, le pneu est refixé, le plein d’essence est fait… Le tout dans un anglais très approximatif mais avec un grand sourire ! Arrivées à Madaba, 1ère ville chrétienne de Jordanie, nous nous baladons et visitons l’église Saint Jean Baptiste. Un homme d’église nous propose de grimper tout en haut du clocher. Malgré le vertige, nous nous faufilons jusqu’en haut pour avoir une vue imprenable sur la ville. Lors de la redescente, c’est le drame : les cloches se mettent à sonner alors que nous sommes pile poil à leur hauteur, annonçant de pénibles minutes pour nos oreilles !! Le son est fort au point que nos tympans semblent exploser ! Mais nous tenons bon !

Une fois redescendues, dans les rues, les gens regardent le match et nous annoncent le score, que nous voyons ainsi évoluer rapidement. Nous nous installons finalement sur une place sur laquelle le match de foot est diffusé pour regarder les dernières minutes. La France gagne, yes !! Ambiance festive, des jeunes se mettent à danser pendant que d’autres fument la chicha. Nous dinons à la meilleure table de Madaba et goûtons le vin jordanien : pas mauvais du tout ! Madaba est une petite ville tranquille, que nous pensions encore plus animée et avec plus de charme. Mais une chose est sûre : les Jordaniens sont tous a-do-rables !

Madaba, Mont Nebo, Mer Morte, Ma’In

JOUR #7 : 01/07/2018

Ce matin, nous repartons en vadrouille dans le centre de Madaba : nous n’avons pas eu le temps de tout visiter hier. L’église Saint Georges est très colorée, et comme nous sommes dimanche matin, la messe bat son plein. Nous continuons jusqu’à l’église des apôtres, qui abrite de nombreuses mosaïques, bien conservées. La mosquée est fermée donc nous l’admirons de l’extérieur seulement.

Nous reprenons la route direction le Mont Nebo d’où Moïse aurait fait jaillir de l’eau en frappant la terre avec son bâton et serait mort. La vue est splendide ! Enfin, direction la Mer Morte. Les paysages sont sublimes, entre canyons et eau turquoise. Nous posons nos serviettes dans un club avec plusieurs piscines à débordement et plage privée. C’est la journée « gros kiff de riches » de notre voyage ! Ici, le dimanche est un jour de semaine, donc il y a peu de monde, et tant mieux ! Nous profitons à fond de la vue, des piscines, des transats dans l’eau… Le bonheur ! Nos colocs du jour sont la jeunesse dorée jordanienne (mixité, bikinis, chichas, musique…) et des familles/couples tradi (burkinis, madame ne nage pas sans monsieur à ses cotés…). 2 salles, 2 ambiances ! En tout cas nous prenons de belles couleurs ! Nous faisons aussi l’expérience (rapide car le sel pique !) de la Mer Morte. Le sel cristallisé forme des amas au sol et sur les rochers. Nous flottons le temps de quelques selfies, puis direction la douche pour rincer tout ça !

En fin d’après midi, direction les sources chaudes de Ma’in et notre 2ème kiff de la journée : un hôtel de dingue, au pied d’une cascade, avec plusieurs piscines, un lit king size, et un mec qui va nous garer la voiture ! On est refaites ! De notre chambre, la vue sur la vallée et le canyon est magnifique. Nous testons la piscine à 40-45 degrés, dont l’eau provient directement de la cascade. Bonheur immense de fin de journée. Puis restaurant face à la cascade : je teste le mansaf, LE plat typique jordanien, hérité des Bédouins. Mais comme d’habitude, gros problème de quantités : le plat est pour 3 ou 4 personnes, et j’ai un demi-agneau dans l’assiette ! Le serveur tient absolument à nous montrer comment ça se mange et nous donne la béquée : improbable ! Nous allons nous coucher la peau du ventre bien tendue, une fois de plus.

Wadi Mujib, Kerak, Dana

JOUR #8 : 02/07/2018

Nous quittons avec regret notre hôtel de rêve pour la réserve de Mujib, à quelques kilomètres de là. Un trail/canyoning de 2 heures dans un « siq » (canyon très étroit) nous attend ! Nous arrivons sur le parking en même temps que 2 Autrichiennes, avec qui nous décidons de partager un guide. Et même si nous aurions pu le faire en autonomie, nous sommes bien contentes d’avoir notre guide Ali pour nous aider quand la nage à contre courant est trop difficile ou les rochers un peu hauts ! D’autant que je perds une de mes lentilles de contact en cours de route, ce qui rend les choses un peu plus compliquées encore ! Les paysages sont splendides : les roches aux couleurs flamboyantes, les falaises immenses, les cascades… Nous en prenons plein les yeux (au sens propre comme au figuré). Après avoir grimpé jusqu’à la dernière cascade, nous redescendons tantôt en toboggan tantôt en nous laissant porter par le courant. C’est un vrai moment de bonheur !

Une fois de retour sur la terre ferme, nous reprenons la voiture et longeons la Mer Morte et ses paysages arides jusqu’au château de Karak perché en haut d’une montagne. La vue sur la vallée est magnifique. Nous reprenons la route des Rois jusqu’au petit village de Dana où nous élisons domicile pour la nuit. Le village compte une dizaine d’habitations en pierres et est accroché à flanc de montagne. La vue sur la réserve naturelle de Dana y est dingue ! Avant le diner, nous rencontrons Ahmed, un jeune berger du village, qui a appris à parler anglais grâce aux quelques touristes qui viennent ici chaque année. Je prends une leçon d’arabe avec lui : je note sur mon carnet comment on nomme les animaux en arabe. Nous assistons au coucher de soleil face à la vallée et un homme vient échanger quelques mots avec nous. Les Jordaniens adorent tchatcher, et toutes les occasions sont bonnes ! Nous dinons avec un couple d’Italiens qui dort dans la chambre d’à côté (nous sommes les seuls touristes du jour) et nous passons la soirée avec eux (thé, chicha…) car ils sont vraiment très cool ! Et c’est l’occasion de pratiquer notre anglais.

Dana et Petra

JOUR #9 : 03/07/2018

Grosse journée : réveil matinal pour notre trek dans la réserve de Dana. Le patron de notre guesthouse nous emmène en jeep à l’entrée de la réserve et embarque au passage notre guide, Issa. Nous faisons un trek de 5 km dans cet écrin exceptionnel fait d’éperons rocheux, de flore séchée par le soleil, et de faune diversifiée. Au détour d’un rocher, nous entendons grogner : ce sont 3 louveteaux que nous apercevons, et qui défendent leur territoire en attendant le retour de leur mère. Nous approchons de leur tanière pour mieux les voir : ils sont trop mignons !! Mais nous ne nous attardons pas car leur mère est sûrement moins mignonne ! D’ailleurs, se trouve à l’entrée de leur caverne un morceau de patte de chèvre (vous devinerez où se trouve le reste de l’animal)… Nous continuons notre grimpette au travers de paysages tantôt méditerranéens, tantôt désertiques, tantôt de steppes. Nous voyons aussi des grottes qui servaient d’habitations pendant l’ère préhistorique et qui ont encore la même fonction aujourd’hui pour les bergers durant l’hiver. Le trek est assez physique sous cette chaleur, mais Issa adopte un bon rythme et fait régulièrement des pauses pour nous expliquer les propriétés des différentes plantes rencontrées. Nous avons même droit à un tea time. À la fin du trek, le patron de la guesthouse vient nous chercher en jeep. C’est un vrai pitre donc le trajet se fait en musique et Amélie met l’ambiance !

Nous déjeunons avec nos amis Italiens, puis direction Petra. Petite note hors propos : c’est impressionnant le nombre de dos d’âne qu’il y a dans ce pays !! Et on ne parle pas des vrais ânes, mais bien de ceux qu’on trouve sur la route, parfois au milieu de nulle part, sur une route à 90 km/h, sans panneau pour prévenir et sans marquage au sol !! Bref, nous arrivons à Petra avec des amortisseurs un peu plus abîmés encore, et profitons rapidement de la piscine avant de partir à la découverte de Petra en fin d’après midi.

L’accès au Khazneh (le monument le plus connu de Petra) prend 30 minutes environ et se fait par le biais d’un « siq » (canyon étroit). Le siq n’est plus alimenté en eau car les Nabatéens avaient créé un barrage pour détourner la rivière et créer un système d’irrigation permettant d’approvisionner toute la cité en eau. Les couleurs des roches sont splendides et nous sommes émerveillées devant tant de beauté. Nous admirons le Khazneh, puis la rue des façades, le Théâtre, et enfin les tombes royales. Le site est majestueux, et déserté par les touristes en fin de journée (alors que la lumière y est la plus belle), donc nous sommes presque seules au monde. Quel bonheur de découvrir ce site ainsi ! Nous y retrouvons nos italiens et négocions ardemment avec un guide pour notre journée « à la carte » de demain. RDV est pris à 7h devant l’entrée du site, pour débuter à la fraîche une longue journée ! Donc au dodo !

Petra

JOUR #10 : 04/07/2018

Le réveil sonne à 6h15, et c’est un peu difficile d’émerger, même si pour une fois l’appel à la prière ne nous a pas réveillées. Direction le site de Petra, où le guide que nous avons négocié hier nous attend (nous, nos amis italiens et les 2 Autrichiennes que nous avions rencontrées au Wadi Mujib lors de notre canyoning). Le guide ressemble à Jack Sparrow avec le khôl qu’il se met autour des yeux pour les protéger du soleil ! Il nous emmène à l’autre bout du site pour un premier trek de 1h30 dans les montagnes, direction le monastère (Ed Deir). Le monument est magnifique, comme l’ensemble du site de Petra.

Nous descendons ensuite les 900 marches qui nous ramènent au centre du site de Petra. De là nous prenons le chemin du Wadi Es-Siyyagh, jonché de lauriers roses (et de quelques déchets, ce qui est bien dommage car l’endroit est magnifique). Nous rebroussons chemin pour voir le Qasr el Bint (le bâtiment religieux le plus important de Petra), la rue à colonnade et le grand temple. Nous déjeunons sur place après 5 heures de marche, et une petite sieste s’impose avant de repartir. Il fait extrêmement chaud et nous avons déjà marché 5 heures : nous décidons avec nos amis italiens d’écourter le programme prévu en squizzant la grimpette de 1h30 (sans compter la redescente) qui nous attend. Les Autrichiennes partent donc avec le guide faire cette « promenade de santé », et nous décidons de faire un trek dans le Wadi El-Metaha puis le Wadi Al-Mudhlim.

Notre guide a peur que nous nous perdions donc il demande à un de ses cousins de nous accompagner à dos d’âne au moins jusqu’à l’entrée du second Wadi (rivière asséchée à cette époque). Il est très sympa et nous prête son âne à tour de rôle (même si sa préférence va clairement à Amélie !). Aucun touriste sur le circuit, c’est appréciable, et les roches sont de toutes les couleurs, c’est magnifique ! Arrivés à l’entrée du second Wadi (beaucoup plus étroit que le 1er), nous partons à l’aventure… Les crues dans ce Wadi provoquent parfois des amoncellements de pierres que nous peinons un peu à surmonter (d’autant que nous remontons le lit de la rivière). Mais avec un peu d’entraide et de bonnes chaussures nous arrivons enfin au bout d’1h30 ! Nous avons extrêmement chaud et qu’une hâte : retrouver notre piscine pour chiller en fin d’après midi.

Nous dinons ensuite rapidement pour être à l’heure pour le « Petra by night show ». Le siq (le canyon) qui mène au Khazneh (le monument principal) est illuminé tout du long par des bougies, ainsi que le parterre du Khazneh. L’atmosphère est plutôt mystique, et quand nous arrivons nous nous asseyons sur des tapis et écoutons un concert de musique traditionnelle. Malheureusement ça ne dure que très peu de temps. Un conteur raconte l’histoire de Petra et il a un accent tellement terrible que nous ne comprenons qu’une phrase sur 3 au mieux ! C’est un mélange de Gad Elmaleh et du Père Fourras !! Nous partons en fou-rire inévitablement ! Enfin, nous passons notre dernière soirée en compagnie de nos amis italiens autour d’une chicha bien sûr, d’un peu d’alcool et de playlists diverses et variées. Nous rigolons beaucoup et les reverrons sûrement à Rome ou à Paris. Au total aujourd’hui : 21 km au compteur de nos pieds !

Little Petra et Wadi Rum

JOUR #11 : 05/07/2018

Après la journée d’hier, Amélie préfère rester tranquille à l’hôtel aujourd’hui et profiter de la piscine. De mon côté, je décide d’aller visiter Little Petra, construite juste avant Petra par les Nabatéens. La ville est évidemment moins impressionnante que Petra, mais elle a son petit charme, d’autant que nous ne sommes que 5 touristes en tout et pour tout sur le site ! J’achète de l’eau à un Bédouin qui vend 2-3 bricoles, Khaled, et nous commençons à discuter. Il m’emmène voir des peintures très bien conservées sur le plafond d’un temple (il n’en existe pas qui aient survécu à Petra). Puis il m’accompagne sur mon parcours, répond à mes questions… Arrivés à l’autre extrémité de la ville, il me propose de grimper en haut de la montagne pour avoir une vue impressionnante. Je commence par refuser : mes courbatures de la veille tirent vraiment beaucoup !! Mais je sens qu’il veut vraiment me montrer cette vue et je finis par céder. 1h de grimpette en plein cagnard, avec parfois des rochers quasi-impossibles à surmonter (il est obligé de me prêter ses genoux pour que je puisse prendre appui dessus). Mais la vue du sommet vaut le coup ! Khaled est un Bédouin très branché énergies, yoga… On parle de tout, de politique, d’amour (« des fois il vaut mieux être libre, marcher dans les montagnes, trouver une grotte pour dormir tranquille »), de remèdes et traditions bédouins. Bref, une belle rencontre.

Puis, de retour à l’hôtel, nous profitons du soleil (Amélie a fait l’expérience des coups de soleil jordaniens) et de la piscine, avant de prendre la route pour le désert du Wadi Rum. Les paysages changent rapidement et c’est splendide. Nous retrouvons Salam, le bédouin avec qui nous allons passer 24h. Il nous fait monter à l’arrière de sa jeep, direction le campement bédouin de son oncle et sa tante. Les parents sont à un mariage au village et reviendront le lendemain. Nous allons donc passer la soirée entre jeunes, avec lui, son jeune cousin Sanad et ses deux cousines. Le campement est constitué d’une grande tente ouverte et séparée en deux parties (une partie cuisine et dortoir, et une 2e partie dortoir), d’un enclos pour les chèvres et les moutons, d’un âne, d’un troupeau de dromadaires, de poulets et de 3 chiens, qui défendent le campement des attaques de loups et de renards (qui mangent les chèvres et les moutons, et même un jeune dromadaire il y a peu). La carabine n’est jamais loin non plus, au cas où !! Le campement est d’ailleurs installé près de montagnes difficiles à gravir pour éviter les loups qui préfèrent les montagnes moins escarpées. Amélie leur demande s’ils sont dangereux pour les humains, et Sanad charge la carabine et la met dans les mains d’Amélie : fou-rire général ! Nous nous demandons où est Frédéric Lopez !

Les filles nous montrent comment elles préparent le pain bédouin, qui cuit sous les cendres (et est vraiment délicieux). Elles préparent le repas, mais ne mangent pas avec nous. Nous dinons avec Salam et Sanad, sur un matelas en dehors de la tente, sous le ciel étoilé. Pas de lune, mais des millions d’étoiles. Nous distinguons bien la voie lactée et avons au-dessus de nos têtes une voute céleste comme nous n’en avons jamais vue. Après dîner, les garçons veulent nous montrer le piège à renard qu’ils ont installé non loin du campement. Nous y allons dans la nuit noire, éclairés par la lampe frontale de Salam. Ils nous expliquent comment ça marche, mais pas de renard pour l’instant. Pour rentrer au campement ils proposent une course dans le sable, mais éteignent la lampe en plein milieu, nous forçant à abandonner ! S’il y a une chose que nous avons apprise, c’est que les Bédouins adorent faire des blagues ! Ils savent aussi chanter « Frère Jacques » et « Aux Champs Élysées » avec un accent du tonnerre !! Nous apprenons également que le lait de chameau est un puissant aphrodisiaque, ce qui explique qu’une famille bédouine de moins de 10 enfants soit une « petite famille » et que les bédouins aient très souvent au moins 2 femmes ! Les langues se délient au fil de la soirée et les Bédouins se révèlent finalement plus « open » qu’on ne le pensait !

Wadi Rum

JOUR #12 : 06/07/2018

Réveillée à 5h20 par le soleil qui se lève, le coq qui chante, les chameaux qui blatèrent. Pendant qu’Amélie dort encore, je m’extirpe discrètement de la tente/moustiquaire dans laquelle nous dormons pour aller prendre quelques photos du lever du soleil, et accessoirement faire une pause pipi discrète derrière la montagne. Les couleurs sont douces et j’en profite pour aller vérifier le piège à renard : RAS. Je retourne me coucher. Nous sommes réveillées 2 heures plus tard par une chaleur insoutenable dans la tente. Il est 7h30 et le soleil est bel et bien levé !! Sanad a dormi sur le toit de son 4×4 et les filles dans l’autre « pièce » de la tente (celle qui sert aussi de cuisine). Salam nous rejoint et ils préparent le petit déjeuner pendant que nous nous préparons. Après ça, nous partons avec Salam pour passer la journée en jeep dans le désert. Sanad, quant à lui, part avec le troupeau de chèvres et de moutons.

Nous passons une journée formidable au milieu de canyons, de dunes de sable, de couleurs qui se mélangent au fil des pistes et des montagnes. Salam nous inonde de sa bonne humeur et de ses attentions. Il accepte de laisser le volant de sa voiture à Amélie (en même temps, elle ne peut pas l’abîmer plus qu’elle ne l’est déjà) pour l’initier à la conduite dans le sable. Il nous fait découvrir les plus beaux endroits du désert de Wadi Rum : des canyons ensablés, des arches naturelles, des dunes immenses, un rocher en forme de champignon, des sources (sans eau visible à cette période), des puits creusés par les bédouins pour récupérer l’eau de pluie, des inscriptions datant de 1500 ans qui se trouvaient sur la route de la Mecque et qui indiquaient la présence de sources d’eau à proximité… Salam cuisine pour nous le déjeuner avant une sieste d’une heure bien méritée, aux heures les plus chaudes de la journée. Nous passons une journée enchantée et enchanteresse, au rythme bédouin, au rythme du soleil et du vent, les pieds dans le sable et la tête ailleurs. ❤

Wadi Rum vu du ciel et Aqaba

JOUR #13 : 07/07/2018

Le réveil sonne à 5h : ce matin, c’est vol en montgolfière au lever du soleil, au dessus du désert de Wadi Rum. Amélie, qui a le vertige, a préféré rester au lit, tandis que je m’apprête à vivre pour la première fois cette expérience ! Le chauffeur vient me chercher au campement, direction le désert. Nous les observons « monter » la montgolfière : la taille de la voile est impressionnante ! À force de charger d’air chaud la voile, celle-ci finit par décoller. C’est le moment de grimper à bord de la nacelle ! Nous partons pour un vol d’une heure à 1000 mètres d’altitude. Nous assistons au lever du soleil sur l’immensité désertique : les paysages et les couleurs de l’aube sont magiques. Les 4×4 qui nous ont déposés deviennent minuscules et nous nous éloignons en direction du village de Rum que nous survolons.

J’ai l’impression d’être Yann Arthus Bertrand !! Les parcelles, les maisons et les enclos des animaux forment une géométrie harmonieuse bien que farfelue. Le village se réveille, les fermiers sont déjà dans les champs, les bergers auprès de leurs animaux, et les chiens errants aboient, effrayés par ce gros engin au dessus de leur tête ! Nous arrivons sur une immense surface plane, sur laquelle une vingtaine de pick-ups sont disséminés. Khaled, le pilote de la montgolfière, nous explique qu’il s’agit de Bédouins qui habitent le village mais préfèrent dormir dehors, sur un matelas à l’ombre de leur pick-up, pour plus de fraicheur et moins de moustiques ! Et cela se confirme : nous en réveillons quelques uns avec le bruit du brûleur !! Puis nous apercevons la piste d’entraînement pour les chameaux de course, sur laquelle s’entraînent 3 spécimens. De vrais athlètes ! Et complètement improbable ! La balade s’achève après une heure de vol et nous replions les gaules. C’était un moment magique, dans un engin majestueux, dans un cadre merveilleux. J’ai adoré ce moment hors du temps !

Puis retour à l’hôtel : sur le chemin le chauffeur me laisse les commandes de son pick-up : je fais quelques dérapages sur le sable, lui donnant quelques sueurs froides au passage. Quel plaisir de retrouver ces sensations !! Les souvenirs du Trophée Roses des sables ne sont pas loin ! Puis je retrouve Amélie pour le petit déjeuner, et nous prenons la route pour Aqaba, station balnéaire à la pointe Sud du pays. La journée fut très tranquille : déjeuner, piscine, petit verre devant le coucher de soleil, resto de poisson frais et dodo ! Déjà beaucoup d’émotions pour une journée !

Plongée dans la Mer rouge et plage à Aqaba

JOUR #14 : 08/07/2018

Il est 9h30 à Aqaba, il fait déjà 38 degrés, donc nous sommes bien contentes de passer cette journée dans l’eau ! Christina la Canadienne vient nous chercher à l’hôtel. Au programme : une plongée de 30 minutes pour moi et du snorkelling pour Amélie, le tout dans la barrière de Corail de la Mer Rouge. Nous essayons nos équipements et partons direction la plage. La Mer Rouge est beaucoup plus salée que les autres mers, donc on flotte mieux (je me charge donc de quelques poids supplémentaires pour ne pas rester à la surface). Christina nous explique qu’il faut veiller à ne pas toucher les coraux ni les oursins qui font entre 10 et 20 cm de diamètre. Après avoir testé les équipements et répété les gestes de sécurité (rapidement car j’en suis à ma 5ème plongée donc je commence à connaitre), nous partons dans les profondeurs.

Notre 1ère plongée se fait dans le « jardin japonais », un massif de coraux exceptionnel, où nous ne savons plus où donner de la tête ! Je n’avais jamais vu autant d’espèces (de poissons et de coraux) lors d’une même plongée. Certains coraux et poissons dorment encore. Au bout de 30 minutes, je checke l’air qu’il reste dans ma bouteille : on peut continuer ! Christina m’accorde du rabe : la plongée durera en tout 52 minutes ! Amélie, quant à elle, ne voit pas le temps passer non plus et enchaîne 2 sessions de snorkelling. La barrière de Corail est vraiment proche de la plage, donc le snorkelling est top ! Nous voyons des poissons de toutes les couleurs : des bleus, des violets, des rouges, des roses, des noirs, des qui changent de couleur en fonction de la lumière… Le plus dur est de sortir de l’eau et de marcher jusqu’au camion avec le lourd harnachement sur le dos !

Christina trouve que je suis une excellente plongeuse pour quelqu’un qui n’a plongé que 5 fois, et me motive pour une 2ème plongée. Elle veut m’emmener sur 2 épaves : une d’avion et l’autre de tank. L’avion est pour les expérimentés car il est à 15 mètres (la limite pour les plongeurs non certifiés est de 12 mètres), mais elle le sent bien, et décide même de m’emmener à l’intérieur de la carcasse. Amélie arrive à voir l’épave en snorkelling aussi. C’est impressionnant cet avion gigantesque échoué au fond de la mer, et tous ces poissons qui y ont élu domicile ! Je m’approche de la cabine par l’extérieur, puis par l’intérieur. Nous découvrons un « stone fish » installé là : il s’agit d’un des 4 poissons venimeux de la Mer Rouge.

Nous passons donc notre chemin pour nager avec les bancs de poissons colorés. Christina me montre sur le sable un poisson que je n’aurais pas pu détecter seule tellement il est camouflé : il est tout plat et on dirait que des grains de sable sont incrustés sur son dos ! Puis nous retraversons la barrière de corail : il est midi donc les coraux se réveillent ! Nous voyons des bébés Nemo trop mignons, nichés dans les coraux. Puis nous arrivons sur l’épave du tank, qui a plus de coraux car là depuis plus longtemps. J’aperçois un gros poisson blanc caché dans le tank, je m’approche à quelques centimètres de lui sans qu’il ne bouge. Nous y voyons aussi 2 poissons tigre qui dorment, et un poisson scorpion (en tout nous aurons vu 3 des 4 espèces de poissons dangereux de la Mer Rouge). Au bout de 45 minutes nous remontons à la surface. C’est dingue comme on perd complètement la notion du temps sous l’eau !

Nous rentrons à Aqaba la tête pleine d’images ! Puis repartons pour passer l’après midi à la plage (il fait 48 degrés cet après midi, même le vent est chaud, on a le sentiment d’être dans un four à chaleur tournante géant). Nous décidons de tenter la plage publique, même si elle est plutôt déconseillée aux femmes sur le Routard. Certes nos bikinis, à 10 km seulement de la frontière avec l’Arabie Saoudite, font de nous l’attraction du jour, mais nous passons un super après midi. Khaled, photographe amateur répertoriant toutes les espèces d’oiseaux et d’arbres de Jordanie pour une appli collaborative du National Geograhic, vient taper la discute pendant quelques minutes. Puis Amélie décide d’aller se baigner et se retrouve vite entourée d’une dizaine d’enfants : « what’s your name ? » Un peu plus tard, quand la voie est libre, je vais me baigner à mon tour. Le calme dure à peine 5 minutes ! Je me retrouve à jouer au ballon avec des petites, tandis que deux gamins font du snorkelling autour de moi !!! Nous devenons animatrices de camp de vacances le temps d’une après midi : jeux de ballon, plongeons, danse, leçon de natation, tout y passe ! Et quand nous apportons nos téléphones dans leur housse waterproof, ils sont automatiquement réquisitionnés : nous les récupérons avec des centaines de photos et de films ! Même les parents viennent pour nous prendre en photo avec leurs enfants (et avec eux aussi !). Quand nous décidons de partir, les gamins trop attachants nous prennent dans leurs bras, « i love you, i love you ! » Trop choux… Après une bonne douche, petite terrasse et petite chicha, à 23h il fait encore 34 degrés…

Mer morte et Amman

JOUR #15 : 09/07/2018

Notre dernière journée complète en Jordanie. Nous n’avions rien prévu pour passer cette journée là où nous avions eu un coup de cœur, pas trop loin de l’aéroport. Nous avons donc décidé de retourner à la Mer Morte car nous avions adoré les paysages (et les transats dans l’eau). Nous sommes donc remontées par la route d’Arava (pour voir d’autres paysages) et avons passé la journée face à cette étendue bleue et aux montagnes israéliennes. Nous avons fait des rencontres sympas, notamment 3 jeunes complètement bourrés (dont un Jordanien d’origine tchétchène) avec qui on a bien rigolé ! « Tu bois quoi comme alcool ? Attends attends, Dieu va me donner l’inspiration et je vais deviner : vodka ? »

Puis nous reprenons la route pour Amman, où nous avons prévu une soirée avec Sanad, un ami jordanien qui voulait à tout prix nous faire découvrir l’autre facette d’Amman, celle moins touristique mais beaucoup plus open. Nous faisons la tournée des bars et en effet, c’est un autre Amman, beaucoup plus occidentalisé (dans la façon de s’habiller, de se regarder, de consommer…), que nous découvrons. Cela nous réconcilie avec Amman, car nous avions eu beaucoup de mal avec le regard des hommes lors de notre première venue. Puis Sanad nous emmène dans une pâtisserie gigantesque, il veut nous faire goûter à la pâtisserie incontournable en Jordanie : kunefeh. C’est une pâtisserie feuilletée, trempée avec un sirop, sur un lit de fromage et parsemée de pistaches. C’est très bon mais aussi très écœurant : une part pour deux suffit ! La soirée s’achève vers 2h du matin, retour à l’hôtel pour notre dernière nuit en Jordanie…

Bilan de fin de voyage

JOUR #16 : 10/07/2018

Nous venons d’arriver en France, et les températures clémentes nous autorisent un retour en douceur. Pas de vidéo pour ce dernier jour, mais un petit bilan de ces 16 jours en Jordanie. Nous avons parcouru 1291 km, nous avons mangé 29 fois du houmous, nous avons appris 17 mots en arabe (sans compter ceux que nous connaissions déjà), nous avons brisé 7 cœurs (au moins !), nous avons pris 525 dos d’âne, nous avons été de -418 mètres sous le niveau de la mer à +1000 mètres dans les airs, nous avons été réveillées 15 fois à 4h du matin par l’appel à la prière, avons senti des dizaines de parfums différents (les Jordaniens adorent se parfumer), avons entendu environ 300 fois « welcome in Jordan » et avons pris seulement 1 coup de soleil !

Nous espérons vous avoir fait voyager avec nous et vous avoir donné envie de découvrir ce pays magnifique, que nous savions beau mais qui nous a émerveillées au-delà de nos espérances ! Les Jordaniens sont des gens vraiment adorables, le cœur sur la main, et toujours prêts à vous faire aimer leur pays. Nous ne pouvons que vous encourager à découvrir tout ça par vous-mêmes, inchAllah !

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