Top

Je connaissais déjà le Sud marocain, j’avais eu la chance de découvrir cette région en 2009 puis en 2010, lorsque j’habitais au Maroc. C’est ma région préférée du Maroc, pour ses grands espaces, ses contrastes de couleurs, et surtout la gentillesse et la simplicité de ses habitants. Et puis j’aime tant me sentir toute petite au milieu du désert… Alors quand mon employeur, Voyageurs du Monde, m’a proposé de m’envoyer en éductour (voyage de formation) dans la région, pendant une semaine et avec 3 collègues super cools, j’étais évidemment trop heureuse ! Et puis ce voyage sera tout à fait différent du premier que j’ai fait dans cette région, car à l’époque mon voyage était assez « roots », et les standings de Voyageurs du Monde sont tout autres… Mais que l’on soit dans une optique roots ou luxe, les paysages de cette région sont tout aussi sublimes, et les gens tout aussi adorables ! Allez venez, je vous emmène à la découverte de cette magnifique région : dépaysement garanti à seulement 3h de Paris !

10h, je ferme la porte de l’appartement, direction l’aéroport d’Orly. J’ai téléchargé la playlist « Desert Vibes » sur Deezer pour me plonger dans l’ambiance : je pars à la rencontre des hommes bleus du désert ! Il fait 40 degrés là-bas, donc j’ai hâte et en même temps j’appréhende le choc thermique vu les températures parisiennes de ces derniers jours. Je retrouve en chemin Maria-Eliza, une de mes collègues parisiennes. Après une sieste en vol et quelques turbulences, nous atterrissons à Marrakech. Nous passons les douanes avec un fast track, ce qui permet d’éviter les files d’attente. En 30 minutes nous sommes sorties de l’aéroport et retrouvons Elise et Andrea, nos collègues arrivées la veille, et Mohamed, notre chauffeur pendant cette semaine.

Direction le ksar (ville fortifiée) d’Aït Ben Haddou. La route est longue et sinueuse, mais les paysages sont superbes ! A cette période de l’année c’est encore très vert, et cela contraste avec le rouge intense de la terre argileuse. Au gré des virages, nous découvrons de magnifiques kasbah au milieu d’oasis, des mines de sel, et nous passons le col du Tichka à 2260m. Nous empruntons la route qui suit la vallée de l’Ounila, qui rallonge un tout petit peu le parcours mais est bien plus jolie ! Nous arrivons à Ait Ben Haddou pile pour la rupture du jeûne (c’est le ramadan en ce moment), et pendant que Mohammed mange, nous profitons de la piscine de notre hôtel, plutôt sympa ! Puis nous dînons dans une autre adresse que nous voulions tester, plus intimiste. Nous nous régalons ! Bref, une bonne 1ère journée !

Aït Ben Haddou, quad jusqu’à Ouarzazate, vallée du Drâa jusqu’à Zagora

JOUR #2 : 13/05/2019

Avec le décalage horaire (2 heures en période de ramadan), je suis réveillée à 6h30… Mais quel kiff de rester au lit en écoutant les cui-cui des petits oiseaux dans le jardin ! Le petit déjeuner n’était pas à la hauteur de nos espérances, mais après une rapide visite de l’hôtel nous sommes d’attaque pour aller visiter le ksar d’Ait Ben Haddou, qui date du 17e siècle. Notre guide Toufik est au top, il nous explique les techniques de construction ancestrales, qui font que le ksar est toujours debout, et comment se déroulait la vie publique et collective dans ce type de village fortifié. Nous grimpons jusqu’au grenier, imprenable (comme la vue). Je ne résiste pas à l’appel des boutiques d’antiquités et j’achète un piquet de tente berbère finement sculpté.

A la sortie d’Ait Ben Haddou, nos quads nous attendent : nous allons faire 2h30 de balade jusqu’à Ouarzazate, uniquement en hors piste. Magique ! Tant pour les sensations (pensée à mes copines Roses des Sables) que pour les paysages magnifiques ! Nous alternons les rôles : pilote pour l’action, passager pour la contemplation ! Mohamed nous attend à Ouarzazate où nous déjeunons au Dar Kamar après avoir visité les chambres. On y mange un repas parfait après un gros coup de chaud (il fait 40 degrés à l’ombre et nous avons passé la matinée au soleil) : petite salade de crudités, tajine de légumes berbère, salade de fruits, jus de fraises et 1,5 litre d’eau chacune ! Je ne sais pas comment ils font avec cette chaleur en plein ramadan…

Puis nous partons pour Zagora en longeant la vallée du Drâa et ses millions de palmiers. En fin d’après-midi, la vallée se réveille : la chaleur tombe avec le soleil, les gens sortent de chez eux, les jeunes rentrent de l’école… Mohamed nous met une playlist de son choix : que des musiques d’amour ! Alors quand il nous montre une montagne en forme de cœur, on se moque de lui gentiment en mode « bon les filles, pour les voyages de noces, c’est Mohamed qu’on demande comme chauffeur hein ? » En vrai, on le kiffe trop Mohamed, il est vraiment drôle, aux petits soins, et il nous fait découvrir plein de choses intéressantes de la région !

Nous arrivons à l’Azalai Lodge à Zagora vers 18h, et nous sommes les seuls clients ce soir : le kiff ! On prend nos quartiers (j’hérite de la plus belle suite, la Saint Exupéry) et direction la piscine pour piquer une tête. Quel bonheur ! En sortant, le petit vent chaud est super agréable, on sirote un jus de fruits pressés en regardant la nuit tomber… Après une petite douche, le dîner nous est servi sur une jolie table dressée sur la terrasse, entre les palmiers et les bougies. On se sent bien à l’Azalai…

Zagora, Tamegrout et nuit dans les dunes de Chegaga

JOUR #3 : 14/05/2019

Nous nous réveillons en douceur avec le chant des oiseaux, puis petit déjeunons copieusement à l’ombre des palmiers. La matinée est tranquille : après une petite baignade, nous travaillons sur notre rapport d’éductour au bord de la piscine (plutôt sympa comme cadre de travail !). 3 clients à moi arrivent dans l’après-midi donc je leur laisse un petit mot personnalisé (on pousse la petite attention jusqu’au bout chez Voyageurs du Monde !). Puis nous partons déjeuner dans un autre hôtel que nous proposons à Zagora, pour le visiter. Mohamed nous attend en somnolant sous la clim, nous avons pas mal de route cet après-midi.

Nous partons direction Tamegrout, un petit village sur la route de Mhamid, où le fondateur (Sidi Abou Abdellah Mohammed Benasser) a fait construire une bibliothèque. Passionné de sciences, il partait à la Mecque régulièrement pour commercer et ramenait à chaque fois des livres du monde entier. Malheureusement, avec le ramadan, la bibliothèque est fermée et nous n’avons pas la chance de pouvoir la visiter. En revanche nous visitons le mausolée du fondateur, où des malades et personnes âgées viennent en pèlerinage, espérant un signe de Dieu et la guérison. Nous faisons chacun un vœu devant la porte du mausolée. Puis nous traversons le ksar (la ville fortifiée) et découvrons un savoir-faire ancestral à Tamegrout : la poterie. Après quelques achats durement négociés, nous partons pour le désert.

Petit à petit, les paysages changent : 1h30 de pistes nous attendent, et un enchainement de paysages lunaires, de fech-fech, de dunettes, de dromadaires, puis de vraies dunes. Au milieu des dunes, Mohamed s’arrête et sort un paquet. Il le déballe et nous offre à chacune une assiette en terre cuite personnalisée avec nos prénoms écrits au henné. Sacré Mohamed : toujours aussi romantique ! Nous arrivons dans l’erg Chegaga. Au loin nous apercevons 2 bédouins qui nous attendent. On nous installe dans les 2 plus belles tentes du bivouac : elles sont magnifiques ! Et nous sommes vraiment seules au monde. Nous admirons le coucher du soleil avec un petit verre de thé à la menthe, puis, pendant que les filles s’amusent dans les dunes, je m’installe sur un lit à baldaquin pour bouquiner. Un petit vent chaud nous caresse, le moment est juste parfait. Pendant que nous prenons nos douches (pas le choix que de ne pas être pudique !), une jolie table est dressée à côté de nos tentes : bougies, roses séchées… Le chef s’est surpassé car c’est délicieux : compotée d’aubergines, salade sucré-salé, tajine d’agneau aux pruneaux et aux amandes, et salade de fruits. Après le dîner, nous faisons un point carte avec Mohamed pour imaginer plein d’itinéraires possibles pour nos clients, puis nous allons nous coucher. Nous décidons de dormir la tente ouverte pour faire un peu d’air mais ne faisons pas les malines au moindre bruit. La nuit sera venteuse…

Dunes de Chegaga, Nekob, école d’Ifert et Erfoud

JOUR #4 : 15/05/2019

Je suis réveillée plusieurs fois dans la nuit car le vent s’est levé et souffle sur notre tente. À 5h20, je réveille Maria-Eliza : le soleil s’apprête à se lever, il ne faut pas louper ce spectacle ! Nous sommes les 2 seules courageuses à nous être levées. Nous escaladons une des plus hautes dunes pour admirer le spectacle. Le soleil commence à pointer le bout de son nez derrière l’horizon de dunes. Nous nous installons sur la crête de la dune et en quelques minutes, il est entièrement « sorti de terre », rougeoyant ! C’est un spectacle magnifique, dans ce silence. Un petit scarabée a décidé d’admirer le lever du soleil avec nous.

Puis retour à notre tente en dévalant la dune en courant. Vers 7h, les grommellements des chameaux nous réveillent : il est l’heure d’une petite méharée dans les dunes avant le petit-déjeuner. Le vent balaie le sable : nous en avons partout sur la peau et dans la bouche ! Mais cela vaut le coup car une fois encore le paysage est magnifique. Nous prenons le petit déjeuner dans la tente avant de reprendre le 4×4. 1h30 de pistes nous attendent, et Mohamed me propose de conduire pour me rappeler le rallye. C’est la 1ère fois qu’il prête son 4×4 à quelqu’un, je suis honorée ! Quel bonheur de faire un peu de tout terrain !

Nous roulons jusqu’à Nekob et déjeunons à la Kasbah Imdoukal (le tajine y est très original et très bon) et la visitons avant de reprendre la route. Nous avons encore un long trajet jusqu’au village d’Ifert, dont l’association du village est parrainée par la fondation Insolites Bâtisseurs de Voyageurs du Monde. Un bus scolaire a été acheté il y a quelques années pour acheminer les jeunes gens au collège, et que ceux-ci n’arrêtent pas d’étudier à la fin de l’école primaire. Aujourd’hui, le bus fait plusieurs allers-retours chaque jour, et une centaine d’enfants du village vont au collège. C’est une vraie réussite ! Brahim, le directeur de l’école et le secrétaire de l’association, nous accueille et nous fait visiter l’école (les élèves nous montrent comme ils savent bien lire le français), la classe d’alphabétisation des femmes (nous leur disons à quel point nous les trouvons courageuses de braver les traditions pour gagner en autonomie), l’ambulance et le bus scolaire financés par des fondations/associations, puis sa maison où nous sommes invitées pour le goûter (un festin alors qu’eux sont en plein ramadan). Avant de partir, Brahim donne un pochon rempli de vivres à Mohamed pour sa rupture du jeûne, qui se fera sur la route vu l’heure. Ils ne se connaissaient pas il y a encore 2 heures, et c’est cette solidarité et cette hospitalité que j’aime chez les Marocains !

Nous nous arrêtons dans la ville d’Asni pour le ftour (le repas de rupture du jeûne). Mohamed nous invite dans un petit restaurant de rue pour partager ce moment : une soupe harira, du petit lait, des dattes et des pâtisseries, de l’eau… On se régale ! Il nous reste la dernière portion de route à faire jusqu’à Erfoud, de nuit. Tout le monde est très fatigué par cette longue journée donc Mohamed met sa playlist. Ce soir, c’est Dalida ! Ce sera donc karaoké jusqu’à la Villa des Anges à Erfoud, où Anass nous accueille. Le style de la maison est très baroque / rococo, à l’image d’Anass ! Et même si la déco n’est pas forcément à mon goût, on se sent comme chez soi dans cette maison. En plus, Anass avait passé la journée à cuisiner pour nous et c’était délicieux ! Il est médecin donc il nous explique plein de trucs intéressants en matière de diététique : il est passionnant. Puis au dodo : demain va commencer bientôt.

Rissani, palmeraie d'Erfoud et ksar de Tinejdad

JOUR #5 : 16/05/2019

Réveil très matinal pour moi, avec un mélange d’excitation et d’appréhension : ce matin, pendant que les filles dorment, Mohamed m’emmène à Rissani pour voir Chaimae, notre filleule avec Bérengère et Solène ! Nous la marrainons dans le cadre de l’association Enfants du désert. Moment émotion, presque 2 ans après notre 1ère rencontre lors du Trophée Roses des Sables. Chaimae était toute aussi émue que moi ! Sa maman, Aziza, avait préparé un énorme petit-déjeuner pour moi, que j’ai dû manger seule devant eux alors qu’ils sont en plein ramadan (autant vous dire que j’étais hyper à l’aise). Nous avons discuté du collège (elle a 14 de moyenne donc nous avions prévu des petits cadeaux pour la féliciter et l’encourager), nous avons visionné les vidéos que Solène et Bérengère avaient faites pour elle, elle m’a raconté qu’elle était devenue membre d’une association de jeunes qui organisent des événements et des colonies de vacances pour les jeunes du village… Elle veut devenir policière pour aider les gens, et peu de filles ont cette ambition donc je l’ai encouragée. Puis nous avons visité la maison familiale, qui appartient aux frères de la maman, qui lui laissent le rez-de-chaussée. Nous étions très tristes de nous quitter… Mais heureusement Whatsapp va désormais nous permettre d’être en contact plus souvent !

De retour à la Villa des anges, nous retrouvons les filles qui ont fait une balade pendant ce temps là, et nous partons pour une marche en plein cagnard dans la palmeraie (heureusement, certains coins sont abrités). Nous frappons à la porte de Béatrice, une Bretonne en retraite qui habite là, et qui nous accueille pour le déjeuner dans une vieille maison traditionnelle rénovée. On est comme à la maison ! Pendant ce temps là, Anass et Mohamed font la sieste. Après une petite trempette dans la piscine, nous rebroussons chemin. Au fil de la discussion, nous élaborons un projet commun : se cotiser pour acheter une petite parcelle de terrain avec quelques palmiers dattiers, proposer à un paysan de cultiver de la luzerne sur la parcelle en échange d’entretien, et se retrouver chaque année au mois d’octobre pour la récolte (et faire la fête) ! Mohamed propose de s’occuper du système d’irrigation, et Anass de l’administratif. Je m’occupe de créer une marque et un packaging pour nos dattes, et les filles sont ok pour vendre le surplus pour rentrer dans nos frais. Un groupe whatsapp est créé, le projet est lancé ! 🙂

Nous reprenons la route en début d’après midi pour Tinejdad. En cours de route, nous apercevons plein de gros tas de terre de chaque côté de la route, à perte de vue. On appelle ça Khettara : un canal est creusé sous terre pour dévier de l’eau d’une rivière souterraine, et des puits sont creusés pour récupérer l’eau et entretenir le canal. Aujourd’hui, avec les barrages qui sont créés, beaucoup de Khettara ne fonctionnent plus et nous pouvons descendre dans un canal asséché pour visiter.

Après cette halte, nous arrivons à Tinejdad, où nous séjournons à l’intérieur du ksar (village fortifié). Claustrophobes s’abstenir : les rues sont éclairées uniquement grâce à des puits de lumière, et les maisons n’ont pas de fenêtres. C’est typique de la région, l’avantage est que cela conserve bien la fraîcheur, et le village est à l’initiative d’un grand projet de développement durable grâce au tourisme (sauvegarde de l’eau, tri des déchets, développement de l’éducation, du travail des femmes dans l’artisanat et le tourisme, jardin pédagogique de plantes médicinales, musée, solidarité et partage…) : c’est vraiment top, on adore cet endroit ! Nous visitons le musée accompagnées par un professeur du village, et tout ce que nous avons vu depuis le début de notre voyage prend tout son sens. Nous buvons un petit thé avant de filer à la douche, pendant qu’une tempête de sable fait rage (heureusement elle sera de courte durée) ! Après le dîner en terrasse, Elise, Mohamed et moi sortons pour une balade nocturne dans le village. Après le ftour (et la baisse des températures), le village s’anime : les femmes se retrouvent pour discuter et surveiller les enfants qui jouent, les ados se retrouvent en mobylette pour traîner, les hommes sont installés sur des petits murets en pisé. Après cette longue marche digestive, retour au ksar, et au dodo !

Gorges du Todra, vallée du Dadès, et vallée des Roses jusqu’à Skoura

JOUR #6 : 17/05/2019

Après un bon petit déjeuner traditionnel, nous quittons à regret le ksar El Khorbat et Tinejdad. 10 minutes après être partis, Mohamed reçoit un coup de téléphone du propriétaire de la chambre d’hôtes : j’ai oublié de rendre la clé de ma chambre !! #boulet. Le propriétaire, hyper sympa, prend sa voiture et nous retrouve à mi-chemin pour ne pas nous faire perdre de temps : encore un bel exemple de la gentillesse des Marocains ! Nous longeons la palmeraie de Tineghir et ses magnifiques kasbah en pisé, puis nous arrivons dans les gorges du Todra, un endroit que j’aime beaucoup. On s’y sent tout petit, et j’adore marcher les pieds dans l’eau fraiche de l’oued. L’escalade y est un sport à la mode, tant pour les humains que pour les chèvres !

Après une petite marche dans les gorges, nous reprenons la route. Cette fois-ci, c’est France Gall qui nous accompagne en musique (merci Mohamed pour la playlist). Nous déjeunons à la Perle du Dades, adresse très sympa à Boumalne Dades. Après la visite de l’établissement, nous poursuivons vers la vallée du Dades et ses paysages grandioses. Le vert intense des oasis tranche avec le rouge des roches et des constructions en pisé : c’est juste splendide ! Le temps a sculpté des « doigts de singes » dans la roche (perso je trouve qu’on dirait plutôt des pénis mais bon…). Puis direction Skoura en passant par la vallée des roses : au départ, les rosiers avaient été plantés pour séparer les différentes parcelles de terre ; aujourd’hui leur culture s’est développée et une fête des roses a lieu tous les ans au printemps. Nous visitons une coopérative de fabrication de produits à base de rose, puis, sur la route, Mohamed s’arrête pour nous offrir des colliers de roses en forme de cœur (le romantisme est définitivement le thème de ce voyage).

Nous arrivons à Skoura, dans notre hôtel : Chez Talout. Nous prenons un petit thé sur la terrasse panoramique, puis pause papotage au bord de la piscine. Nous faisons un rapide point sur les hôtels visités ces derniers jours avant de manger. Nous nous régalons une fois de plus (difficile de ne pas bien manger au Maroc). Mon ami Ahmed vient de Ouarzazate pour boire un petit verre avec nous : nous papotons et rigolons tous ensemble. L’objectif de la soirée : créer un compte Instagram à Mohamed et lui expliquer comment ça marche ! Pour le suivre : @mohamed_maroc_trotteur 😉

Journée au Dar Ahlam à Skoura

JOUR #7 : 18/05/2019

Après une visite de l’hôtel où nous avons passé la nuit et un petit déjeuner gargantuesque, nous nous séparons : Mohamed emmène Elise à l’hôpital à Ouarzazate car suite à une attaque d’insectes il y a quelques jours, elle fait une réaction allergique importante ce matin. Il nous dépose toutes les 3 au Dar Ahlam (la maison des rêves), le dernier hôtel de cet éductour. Cet hôtel à 1000 euros la nuit en moyenne, c’est le luxe tel qu’on ne peut que l’aimer : rien de bling bling ou d’ostentatoire, mais de la sobriété, des petits détails, une attention à l’autre… et un cadre de rêve dans une ancienne kasbah rénovée. On s’y sent tout de suite bien et on profite de l’hôtel toute la journée :  piscine, jus d’avocat avec une pointe d’amande, piscine, déjeuner délicat dans le jardin sur des coussins, piscine, gommage au sable du désert, hammam, massage à l’huile d’argan, lecture, piscine, jus d’avocat, apéritif au salon, dîner à la bougie dans le jardin… Entre temps, Elise a eu sa piqûre à la cortisone dans les fesses (la piqûre dans les fesses, c’est la spécialité des Marocains !) et elle nous a retrouvées à l’hôtel pour profiter elle aussi. On fait vraiment un métier difficile… 🙂

Retour à Marrakech

JOUR #8 : 19/05/2019

Réveil difficile à 3h30 du matin : on n’aura pas pu profiter d’une grasse matinée dans nos lits douillets ! Le petit-déjeuner nous est apporté en chambre sur un joli plateau. Nous déposons les filles à l’aéroport de Ouarzazate, où elles ont un vol bien matinal, et je poursuis la route jusqu’à Marrakech avec Mohamed. Le soleil se lève donc nous nous arrêtons sur la route pour l’admirer : la lune n’a pas encore tiré sa révérence, c’est vraiment sublime. Sur la route, je suis tellement claquée que j’allonge le siège et m’endors comme un bébé (Mohamed se moque de moi au réveil car comme d’hab j’ai dormi la bouche ouverte). Nous arrivons à Marrakech bien en avance pour mon vol donc Mohamed m’offre un thé chez lui pour patienter. Il s’endort sur le canapé pendant que je bouquine un guide de randonnées.

Mon vol n’est pas à destination de Paris mais de Fes ! Et oui, je poursuis le voyage à la découverte des médinas du Nord : Fes, Meknes, Volubilis, Chefchaouen et Rabat ! Après un vol d’une heure, je retrouve donc mon amie Claire pour la suite du voyage, que vous pourrez bientôt découvrir dans l’article « Médinas du Nord, 2019 ». Bonne découverte ! 😉

Partagez votre avis