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Illustration article Italie du Nord - Bologne, Pise et Cinque Terre 2019

Le parc des Cinque Terre, c’était mon rêve depuis des années ! A force de voir passer des photos de ces petits villages colorés et croquignolets accrochés à flancs de falaises, c’était devenu une obsession ! En étudiant un peu la région et les vols de Paris, j’ai décidé de combiner cette visite avec celle de Bologne et de Pise, qui ne sont pas bien loin ! Ainsi on combine city trip, roadtrip et étape nature : que demande le peuple ? 🙂 Je suis partie 4 jours au total, et après coup je me dis qu’une journée de plus aurait été vraiment appréciable, pour être moins speed dans le parc des Cinque Terre. A bon entendeur ! 😉 Allez, je vous emmène avec moi à la découverte de ces coins d’Italie qui font rêver !

Après une courte nuit (mon avion avait 2h de retard hier soir dû à la tempête), je descends prendre mon petit déjeuner en espérant me réveiller un peu ! La douche sera finalement plus efficace. Étant arrivée tard, je ne réalise pas vraiment que je suis en Italie. Il me suffira de passer les portes de l’hôtel pour ça : je me trouve au milieu d’arcades, typiques de Bologne, et j’entends chanter italien tout autour de moi ! Oui, les Italiens ne parlent pas, ils chantent ! 


Je descends la Via Dell’ Indipendenza sous ses arcades, flâne sur les marchés qui bordent les ruelles, et ne peux pas m’empêcher de sourire. J’arrive enfin à la Piazza Maggiore, la grande place centrale de Bologne, où j’achète un pass à 25€ pour visiter les monuments de la ville qui ne me servira pas une seule fois (vous voilà prévenus #useless). Je vais faire un tour à la Sala Borse, une des plus importantes bibliothèques d’Italie, dont les vestiges au sous-sol se visitent. Puis je continue avec le Palazzo d’Accursio (l’hôtel de ville avec son escalier construit pour que les chevaux et carrosses puissent monter au 1er étage !), la Piazza del Nettuno (et sa charmante fontaine de femmes qui se pincent les tétons), et enfin la Basilica di San Petronio dont les volumes sont impressionnants. Je poursuis mon chemin jusqu’au Pallazo Dell’ Archiginnasio, ancien siège de l’université (plus de 6000 blasons et inscriptions sur les murs commémorent les professeurs et étudiants ayant fréquenté l’université aux XVI et XVIie siècles). Je visite le théâtre anatomique, où était enseignée comme son nom l’indique l’anatomie grâce aux dissections de cadavres sur la table centrale.

N’y voyez pas de lien de cause à effet, mais je commençais à avoir faim donc je me suis posée en terrasse dans une trattoria que m’a conseillé une collègue bolognese. Petites tomates mozza basilic, puis je vais faire un tour dans les ruelles autour de la Via Clavatura et au Mercato di Mezzo. Plein d’odeurs, de couleurs et de saveurs. Bologne, c’est une ville de grande tradition gastronomique. Beaucoup de produits italiens sont fabriqués dans la région. Je ne peux pas m’empêcher de commander une planche de charcuteries (dont la traditionnelle mortadelle de Bologne) et de fromages (le parmesan vient aussi du coin). Je me régale, même si c’était de la pure gourmandise !

Je continue ma visite à Santo Stefano, sa jolie place en galets, et ses 7 petites églises accolées, communicantes, aux styles très différents, qui forment un ensemble surprenant ! En sortant je ne résiste pas à une petite glace artisanale ! Et je me dirige vers les Due Torri, en me motivant pour l’ascension de la plus haute. Manque de bol, apparemment il fallait réserver (l’office du tourisme aurait pu me le dire en me vendant la carte qui ne sert à rien), donc c’est complet jusqu’à ce soir. Je ne la verrai que du sol. Je poursuis dans le quartier étudiant, plus sale du fait des nombreuses soirées étudiantes, mais agréable tout de même, et je rentre à l’hôtel, exténuée. J’avoue que j’ai un peu de mal à me remettre de ma cuite de jeudi : je vieillis…

Après une bonne douche, petit verre sur la terrasse de l’hôtel, et impossible de me remotiver à sortir, donc je préfère aller me coucher tôt pour récupérer et être en forme demain !

Pise et Riomaggiore

JOUR #2 : 09/06/2019

Le réveil sonne tôt ce matin, car il faut retourner à l’aéroport chercher la voiture. Je petit déjeune dans un café en face de la gare et prend une navette pour l’aéroport. 20 minutes plus tard, me voilà devant le guichet de l’agence de location, et un message m’accueille : « je me suis absenté un moment, en cas d’urgence appelez-moi au … ». Ce n’est pas urgent, donc j’attends un peu. J’en profite pour faire un tour à la pharmacie car ma toux empire et m’empêche de dormir. J’hérite d’un délicieux sirop. Après 15 min d’attente, le mec arrive enfin, me fait mon contrat, et m’envoie retrouver son collègue sur le parking. J’installe mes bagages dans le coffre et vais trouver le collègue en question pour éclaircir un point : comment fait-on pour recharger une voiture hybride (essence et gaz) ? Après quelques succinctes explications, le mec retourne dans sa guérite. Je ne trouve pas les papiers du véhicule donc j’y retourne. Je dois bien avouer qu’il me prend pour une idiote, mais en fait j’avais raison, ils ne sont pas dans la voiture ! Il me les ramène et retourne dans sa guérite. Je suis prête à partir, mais impossible de démarrer la voiture. Je me dis que non, je ne peux pas aller le voir une 3e fois, mais je m’y résous au bout de 4 essais. Il suffisait d’appuyer sur l’embrayage en tournant la clé… Cette fois-ci il a le droit de me prendre pour une cruche ! 😀

Après 2h de route et une petite pause sur une aire d’autoroute, j’arrive à Pise. On ne me l’avait pas forcément recommandée chaudement, mais j’avais envie de voir la fameuse tour, et franchement je ne suis pas déçue du voyage car je trouve l’ensemble des monuments (cathédrale, baptistère, composanto, tour…) vraiment très beaux ! Il y a du monde, certes, mais moins qu’en été. Je me moque des gens qui prennent tous la même pause les uns à côté des autres… Ah le tourisme de masse… Je déjeune dans une petite osteria, et je me régale avec des pâtes à la truffe ! Enfin des tagliolini ou quelque chose comme ça ! Le serveur est perturbé quand je lui demande ce que c’est exactement, alors je simplifie : « is it pasta ? Yes. Ok, so it will be good ! » Serveur qui à la fin du repas me demandera si je veux « a coffee ? No, grazzie. Cappuccino ? No, grazzie. Whiskey ? My phone number ? » Bon, il était mignon, mais je ne reste pas à Pise… 🙂

Direction la Spezia, à 1h de pise : la porte d’entrée du parc des Cinque Terre, ces 5 petits villages accrochés à flanc de falaises, qui tombent dans la mer, et dont les couleurs contrastent avec le bleu de la mer et le vert des montagnes. Mon rêve depuis des années… Je gare la voiture et prends mon billet, direction Riomaggiore, où je m’installe dans un petit appart tout confort avec une magnifique terrasse avec vue mer. Après une bonne douche, ça fait du bien de chiller un peu en écoutant les enfants jouer sur la place en contrebas. Au coucher du soleil, je fais un petit tour du village pour me mettre en appétit, et ce soir je dine dans un très bon resto qu’on m’a recommandé : l’occasion de déguster du poisson fraîchement pêché !

Carte du parc des Cinque Terre

Parc des Cinque Terre – Plusieurs possibilités de découverte !

Parc des Cinque Terre à pieds et en train

JOUR #3 : 10/06/2019

Après un bon petit dej dans un café en bas de l’appartement, direction la gare de Riomaggiore. J’achète mon billet illimité pour la journée, qui me donne aussi accès au sentier de randonnée, et me voilà partie pour Vernazza, l’avant-dernier village des Cinque Terre, et un des plus beaux ! Après la visite du village, je me pose face à la grande bleue, près du petit port. J’ai un gros coup de barre, car je suis malade depuis 3 jours, et ça ne va pas en s’arrangeant. Mal de gorge, éternuements, toux, nez pris, fièvre… J’ai tous les symptômes d’un bon gros rhume ou d’une petite grippe. Je décide de retourner à la pharmacie pour passer à la vitesse supérieure : Acti’Grip, ou le Dolirhume local ! Je suis aux Cinque Terre, que je rêve de visiter depuis longtemps, donc ce n’est pas pour faire la sieste toute la journée ! Je me fais violence pour emprunter le sentier de randonnée qui relie Vernazza à Corniglia. Je ne sais pas ce qui m’a pris… 4 km de grimpette dans les montagnes ! Avec mon état grippal j’en chie vraiment, mais le sentier est magnifique et les points de vue splendides. Après 2h de marche, j’arrive enfin à Corniglia, et je suis hyper fière de l’avoir fait ! #dépassementdesoi

La pause déjeuner en terrasse est bien appréciée, et les quelques gouttes qui tombent à ce moment là (incompréhensible d’ailleurs car il fait grand soleil tout le reste de la journée) me font le plus grand bien car je suis en nage. 2 ice tea, 1 litre d’eau, une assiette de spaghettis aux fruits de mer et une petite sieste plus tard (oui, j’avoue, ça m’a emportée), me voilà requinquée pour le reste de la journée ! Ah non, j’oubliais, j’ai mangé une glace artisanale aussi : miel des Cinque Terre et basilic, miam ! Je visite Corniglia, qui est le seul village des Cinque Terre qui n’est pas accessible par la mer car très en hauteur sur son piton rocheux, puis je redescends jusqu’à la gare pour reprendre le train direction le village suivant : Manarola.

Il y a du monde qui est descendu du même train que moi, donc je les laisse s’amasser sur le port pendant que je monte un peu sur les hauteurs du village. Je fais une petite pause face à des cultures en terrasse (dans le coin, tout se cultive en terrasse, surtout la vigne) et l’église sonne 16h. Je redescends tranquillement vers le port : des jeunes s’amusent à sauter des rochers les plus hauts. Un sentier permet de longer la falaise et de prendre du recul sur le village : la vue y est vraiment belle, je m’y installe pour bouquiner un peu. Puis retour en train à Riomaggiore où je profite de ma terrasse après avoir pris une bonne douche. Ce soir je teste une nouvelle adresse à Riomaggiore : une petite trattoria familiale, avec seulement quelques tables et quelques plats à la carte. Je me régale des pâtes au pesto et de la crème brûlée aux noisettes. À côté de moi, un jeune couple mange en silence, sans s’adresser un mot, et je me dis que je préfère sans conteste être célibataire qu’en couple sans rien à se dire. Sur cette pensée, la journée s’achève et je vais me coucher.

Parc des Cinque Terre en bateau et Portovenere

JOUR #4 : 11/06/2019

Réveil matinal, petite douche, croissant et jus d’oranges pressées engloutis sur le coin d’un banc : direction Monterosso en train, le plus lointain des villages des Cinque Terre. Il est beaucoup moins charmant que les 4 autres, et est surtout réputé pour sa plage, envahie de baigneurs aux heures chaudes. Je ne m’y attarde pas, mais c’est tout de même plaisant de longer la plage à pieds. L’objectif de ma visite est surtout de prendre le bateau pour voir les 5 villages de la mer, car il paraît que le point de vue y est vraiment chouette. Une amie m’a conseillé de pousser jusqu’à Portovenere, un village qui ne fait pas partie des Cinque Terre mais qui est classé au patrimoine mondial de l’Unesco. La dame du guichet se creuse la tête pour savoir comment faire pour que j’aie le temps d’y aller, sachant que j’ai un avion à prendre en fin d’aprem, à 3h de là ! C’est trouvé : je prends le bateau jusqu’à Riomaggiore, je récupère ma valise et je check-out, je prends le bateau suivant (elle me fait un billet combiné au prix d’un aller simple, grazzie mille !), et j’ai 1h à Portovenere avant de prendre un bus qui m’emmène à la Spezia où je récupère ma voiture direction l’aéroport ! J’aurai emprunté 5 moyens de transport dans la journée !


Bref, revenons à nos moutons ! Ce matin le ciel a du mal à se lever, et les Cinque Terre ont la tête dans les nuages : avec la mer qui cogne sur les rochers, l’ambiance est assez mystique ! Et c’est confirmé : les 5 villages sont magnifiques vus de la mer, et on voit très bien les cultures en terrasses. Comme convenu, après un rapide stop à Riomaggiore, j’arrive à Portovenere. Le village est vraiment beau mais escarpé, comme tous les autres, donc galère avec ma valise. J’admire donc la vue d’ensemble en me disant que ça me fera une bonne raison de revenir, et je déjeune sur le port (et je mange une dernière glace artisanale aussi). Puis le bus longe la côte jusqu’à la Spezia. Grâce au GPS qui localise ma voiture, je demande au bus de s’arrêter pas loin, et direction l’aéroport de Bologne, à 2 bonnes heures de là. La route est super belle au début, assez montagneuse et verdoyante, puis plus monotone sur la fin. Je rends la voiture et monte dans l’avion, direction Paris. Au revoir Italie, on se reverra bientôt, ne serait-ce que parce que ça fait du bien de faire une cure de pâtes et de glaces artisanales une fois de temps en temps. 🙂

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